2015/07/27

MY FAVORITE DISH IS ... FISH










Et voila, le vainqueur est à droite, le poisson est là où il faut et hop !
un petit sprint pour activer la digestion ...
(notez l'intervention de la mère !!)

!!! HELP !!!
























"Bonjour,
Nous sommes deux Goélands de l'archipel du Frioul, au large de Marseille et, suite à une panne d'ailes, nous sommes condamnés si on ne nous aide pas." 

Le plus jeune pour être sauvé doit déja être amputé d'une patte, et ce à très court terme.
Depuis le 25 mai où j'avais pris la première photo d'un de ces 2 goélands, ci-dessous, sans savoir alors qu'il était là pour y rester, ça fait deux mois qu'ils survivent dans un environnement hyper chaud, béton, et canicule la semaine dernière, produits chimiques, violences ...

J'avais commencé à les nourrir un peu, une vingtaine de boites de poisson et une demi-douzaine de sachets de harengs plus du pain, et de l'eau et j'avais essayé d'intéresser à leur sort plusieurs personnes mais c'est malheureusement tout ce que je peux faire.

Si quelqu'un veut avertir des associations, il y a ça: CEN PACA 0491590912 et surement d'autres à trouver, c'est urgent pour que ça vaille le coup ...
 Merci pour eux, et pour moi, vous avez lu Le Petit Prince ?

Sinon, je propose la création de l'hôpital du Goéland, il y a justement à l'entrée du port à babord un vieux hangar ...
Et ne les appelez plus Gabians, c'est pas cool pour Gabin, hein !



NB: voir le repas de jeunes goélands ICI
That's Life 


En passant, laissez-moi dire qu'il est difficile d'aider les autres. Parce que vous ne savez pas d'entrée quoi faire et l'autre ne se laisse pas forcément aider de bon gré, et parce qu'on découvre vite qu'on est limité. On ne peut donner que jusqu'à un certain point, pas matériellement mais moralement, car donner, c'est s'engager, sans échappatoire puisque vous avez fait le premier pas, et vous-même n'êtes pas forcément suffisamment posé, comment dire, assez fort pour aller jusqu'au bout ou faire plus que le minimum. Moi-même étant plus sur le fil que dans la plaine ...

Enfin, et surtout quand vous aidez un animal, le lien que vous avez créé devient dès la seconde rencontre de l'espoir, ou la quasi certitude que vous reviendrez, que la prochaine fois ne sera pas moins loin et moins bien que la précédente car, enfin, si la personne que vous aidez vous importe, et celui qui est aidé est en droit de le penser, alors, il y a une sorte de contrat, de pacte de vie ... Et en écrivant ces lignes, je pense surtout à tous les goélands qui chaque année périssent à terre et qui seraient bien heureux de voir en l'homme autre chose qu'un animal qui lance des pierres et tourne l'infortune en dérision. Il y a 8000 couples et environ 10.000 jeunes chaque année ... pour le Frioul.

A vos boites !

... ???

bon, 30/07, plus trop internet là, lundi soir et hier deux repas sardines fraiches mais pour la jeune, y'en a plus long, l'autre va suivre et il y a 2 nouveaux ...

Dimanche 9 aout.

Voila, il n’y en a plus qu’un, le jeune n’est plus là. Il faut dire que depuis la dernière fois où j’étais venu leur donner un brin à manger, il y avaient des occupants sur un bateau et un petit chien montrant ses dents à tout le monde … Bref, le dernier repas vendredi soir fut deux petits maquereaux chacun et hier soir déjà, le jeune n’était plus là. Voila, voila.



2015/07/15

AFRIKA LA !!



Où l'on apprend en passant que le français est une espèce de créole de latin et autres ...



Pourquoi l'Afrique ? L'Afrique est le réservoir de vie de l'humanité, l'arbre qui ne s'est pas cru avoir des ailes. L'Afrique va de l'improvisation à la partition, l'Afrique n'a rien, et ne veut rien, que ce qu'elle a, la vie, libre, toujours neuve mais si ancienne. L'Afrique est un rythme, une vibration, une pulsation, un présent aux nombreuses mélodies, un souffle géant et continu, qui ne s'éteint jamais car c'est le souffle de la vie qui vit pour vivre, sans illusions à l'occidentale, sans chimères à l'orientale. Et la corruption omniprésente, la violence et la condition des enfants et des femmes est le côté sombre du tableau, celui sur lequel 'on' a l'habitude de s'arrêter et, sans même être raciste, de se dire que c'est là un bien triste exemple de l'humanité qui sait réaliser de si belles choses, qui a créé des institutions admirables ... Folies, vanité et bêtise, les 'trois ordres' sont toujours là bien que tous soient des bourgeois, du clodo à l'aristo en passant par la masse. Oubliez, biffez, jetez à la mer quatre vingt dix neuf pour cent de votre 'savoir', et de ce qui va avec, votre vie !! Vos concepts, vos habitudes, votre connaissance de l'histoire, du monde, de vous-même, de Dieu.



*** oeuvres complètes de Fenimore Cooper à télécharger gratuitement ICI ***

2015/04/26

« … , même que si, j’te dis ! »

(en voie de correction)



(photo homemade 135mm, iso 100, F8, 1/800)



Il y a en l'homme un sens qui a une fonction bien précise et qui est à 99% dévoyé de son noble but, c'est l'orgueil. Cette fonction, ce sens a un double but.

Comme le fait si justement remarquer Eugène Sue, l'orgueil révèle à l'homme la valeur de qui il est, l'en rend fier et, comme tout sentiment, il peut être utilisé pour son utilité originelle qui est, et c'est le premier but, de donner à l'individu un moyen de se valoriser, de progresser sur la voie qui l'épanouira de plus en plus, qui l'aidera à aider les autres, ses enfants, à ne pas se laisser diminuer par des comparaisons malencontreuses, de s'enrichir davantage sans cesse lui-même et les autres, ou il peut être détourné en vanité, narcissisme, mépris et fortifier l'égoisme, l'injustice et en fin de compte la violence, justifier l'oppression, la tyrannie et, et c'est là le deuxième but de ce sens extraordinaire, c'est le sens qui permet de dépister la volonté de pouvoir d'un autre sur soi, c'est le sens qui averti que la liberté, l'indépendance sont menacés, c'est le sens qui prévient des contraintes qu'un autre ou un système pourraient vouloir exercer à l'encontre de la liberté individuelle, c'est le sens qui met l'individu en garde contre la tyrannie.

Et bien, l'orgueil, qui est le gardien de la noblesse de toute créature vivante, l'orgueil est ce sens qui m'a permis d'être un rebelle à l'oppression ambiante, au tissus de mensonges qui plongent l'humanité dans une nuit profonde, un rebelle à tout système humain, à toute volonté d'oppression individuelle ou collective, à toute forme d'injustice. Ce rebelle que je suis, nous le sommes tous mais la très grande majorité d'entre nous ne se rebelle que contre les formes de l'oppression et non contre le fond: la nécessité de valoriser l'orgueil par la singularisation, la volonté de représenter une étoile sur une échelle factice où le troupeau environnant n'en serait qu'aux premiers échelons ... Vanité des vanités, tout en l'homme est vanité quand, au lieu de glorifier les merveilles de son individualité en les partageant humblement et joyeusement , il s'en fait un drapeau pour en éteindre toutes les autres formes, codifier arbitrairement des façons d'être, des manières de penser et de faire, imposer des traditions fantastiques, des règles abrutissantes, pour en faire un instrument de domination, une légitimation de l'oppression.



L’homme n’avance pas parce que, beaucoup de choses, mais aussi parce qu’il se compare, parce qu’il borne le monde à son nombril et qu’il ne supporte pas que son voisin ait plus que lui, soit autrement … Les hommes passent des vies entières à se regarder les uns les autres ! à se comparer, se critiquer, se glorifier de ne pas être comme ci, de se prendre pour ‘la plus belle fille du monde qui ne peut donner que ce qu’elle a’, (il faudrait que ce qu’elle a soit à elle, pour commencer) et, considérant que l’autre ne doit pas avoir plus car il n’est pas ‘la plus jolie fille du monde’ car c’est bibi, donc il faut empêcher l’autre de trop progresser, n’est-ce pas ? Autolimitation par la nullité des sociétés humaines, apologie de la dilution du savoir dans la volonté de bêtise ancestrale qui n’est que la réaction idiote de la masse à son impuissance à progresser tous ensemble, et la démocratie n’est que la mise en pratique de cette dictature occulte de la stupidité. Chacun pour soi et tous pour la connerie, du foot au guignols, de coca à …

et le résultat est que, bien que dans chaque domaine les connaissances évoluent, nous vivons dans des sociétés où, comme on dit, les parents n’éduquent pas, l’école n’enseigne pas, la médecine ne soigne pas … 

« … , même que si, j’te dis ! »

Connaissez-vous Arthur Même ? Mornemont, le Pays Clos ? C'est Tardi, Orson Wells de la BD, 'Ici Même', chez Casterman, deux cent pages d'ivresse en noir et blanc et un chef d'œuvre, digne de Victor Hugo et de Vermeer, de l'art pour l'art, l'expression sublime d'une individualité pétrie de doutes et de lumières, toute de contre-jours et de contre-plongées, pour mieux voir dans l'ombre, pour révéler le dessous des choses ... Atmosphère ?







Si Forest, qui a écrit les dialogues, soutient qu'ils ont fait un simple 'objet d'époque', une œuvre d'inspiration qui ne fait que coller à son temps par les artifices des arrière-plans et de la mise en scène, sans aucune implication philosophique ou politique, le constat n'en est que plus fondamental et plus terrifiant à la fois. Car, le 'Pays Clos', ne vous en déplaise, cher Forest, c'est partout, spécialement en occident où il n'y a plus un centimètre carré non clôturé, mais nous reviendrons sur le fond.

Quant à la forme, c'est ébahissant et la soif de propriété a enfermé les individus bien plus efficacement que n'importe quelle dictature, et en peu de temps, mettons deux cent ans ; les gens autrefois asservis de l'extérieur, par les conditions matérielles et sociales, quoique sans réel esclavage depuis quelques siècles, la domesticité étant librement acceptée et rétribuée, ces personnes une fois sorties de leur état de quasi domesticité se sont enfermés elles-mêmes en passant à l’état de petits bourgeois, elles ont remplacé les barrières autour des villes par des clôtures à l'intérieur, des portails, des codes, des murs, comme à Mornemont la bien nommée, elles se sont fait des mini châteaux-forts.

Tous ces anciens ouvriers et paysans, artisans et employés ont rêvé de devenir propriétaire, en ville. Etre 'propriétaire' était une situation sociale en France au dix-neuvième siècle ni plus ni moins que docteur ou avocat ! Eh bien, ces aspirants Propriétaires ne pouvant plus l'être seuls du fait de la montée des prix du terrain ont imaginé la copropriété et la majorité sont devenus 'copropriétaires'.

Ah, l'invention, la mine d'or qui au début du vingtième siècle et jusqu'à ce jour peuple les rêves de la majorité, majorité de petits bourgeois, majorité qui est enfin arrivée après des siècles à son apogée, à sa reconnaissance, à son indépendance, majorité du ventre et du bas-ventre, majorité qui cotise au PS, arbore Che Guevara sur son teeshirt, en vacance sur un jet-ski au pavillon pirate ... Ha !! Voilà que les Athéniens s'atteignirent, que les occidentaux se montrent sous leurs vraies couleurs, celles pour lesquelles ils sont prêt à se battre pour ne pas perdre un micron de leurs 'acquis', de leur pouvoir d'achat, de leur réussite bourgeoise, de ce rêve qu'ils ont enfin atteint en occident. Vous avez dit Pantoufles ?

Certes, ces personnes savent travailler, et en dehors de leur réussite sociale, ils fondent leur réussite personnelle sur leur endurance à exercer un emploi sans faillir, tout en profitant un maximum de ce que la société, qu'ils font tourner, a à leur offrir en bonus de ces efforts qu'ils revendiquent comme un drapeau leur donnant droit de vie et de mort sur quiconque est sur leur domaine, leur pays, leur terre. Car la terre est à eux. La pierre est à eux. Le reste ... Quel reste ? Fariboles, contes de grand-mère, l'argent mon frère, rien que le flouze, les pépètes, le pognon, les tunes, et j'en oublie. Le reste, châteaux en Espagne. Gentil pays l'Espagne, qui met du cochon dans les chaussons aux pommes. Un roi africain, à sa première visite à Paris, après avoir eu droit à la totale, Tour Eiffel, Panthéon, butte Machin, Notre ... se dit "Ah, ils sont encore à jouer au lego, bien, rentrons régner au calme dans notre immensité si réellement majestueuse, et si possible à l'ombre !!".

Enfin, allez expliquer ça à quelqu'un qui a été élevé comme un robot, éduqué dans un moule doré pour accepter la réalité qu'on lui propose comme le meilleur moyen de vivre sans soucis d'aucune sorte, tous les besoins matériels étant assurés au plus mauvais, au pire cas qui ne rentrerait pas activement dans le système coopté par la majorité. Du pain et des jeux, pas nouveau, sauf que ce sont les sujets qui s'auto-asservissent, pas nouveau non plus puisque La Boétie se tue à le dire depuis quatre cent ans, mais là, tous ces gens sans foi, sans rêves autres que ceux de Disney, sans but autre que ne pas perdre ce qu'ils ont, sans réalité autre que leur désir de ne rien savoir qui pourrait compromettre leur sentiment de sécurité, de bien-être, aussi petit soit-il n’ont plus qu’un désir, celui de non-savoir et c’est ce qui frappe le plus chez ces peuples éteints dont les enfants sont des vieillards alors qu'eux-mêmes restent des enfants jusqu'à leur mort.

Ce non-savoir s'applique aussi aux atrocités qu'ils sont capable de commettre et de faire commettre au nom de leur sacro-sainte sécurité, propriété, égalité par le ventre. Et Dieu sait s'ils en sont champions, des atrocités, et des plus lugubres qu'on peut imaginer, quoiqu'en ce domaine, il y a peu de peuples qui peuvent se vanter de n'en pas commettre, et si ce n'est à l'extérieur, à l'intérieur comme en Inde. Le malheur n'est pas que l'homme ne sache qui il est mais qu'il ne veuille pas le savoir, par bêtise, par orgueil, orgueil bête, méchant, inhumain. Le désir de se sentir plus, mieux, d'avoir plus, de pouvoir plus que l'autre, à tous niveaux, de la misère à l'opulence, cet égoïsme chronique est la mort de l'humanité, le poison qui fait que chaque génération répète inlassablement les mêmes erreurs, patauge dans la même fange, mélange d'illusions inatteignables, de rancunes perverses, de soumissions malsaines, de vulgarité tenace. L'homme se rouille de l'intérieur car il piétine en se disant qu'il avance, et pis que cela, comme la technologie lui donne les moyens d'accroitre son auto-domination autant que son bien, et ses plaisirs, il s'enracine dans la matérialité et dans l'esprit des lois, dirait Montesquieu, qui fait respecter cette espèce de jouisseurs égoïstes et narcissiques, dont la locomotive est ... L'homme blanc. Je ne mets aucune race au-dessus ou au-dessous d'une autre car on trouve partout à des degrés divers les mêmes archétypes mais, je crois en l'existence de races chez l'homme, et des qualités qui vont avec car, amis, si les défauts sont communs, les qualités sont spécifiques, individuelles, positives ... Et c'est là l'intérieur du sujet, le libre-arbitre qui est d’accepter, que dis-je, de bénir cette liberté de pouvoir devenir ce que nous pouvons être, des êtres Humains, consciemment, joyeusement, et de nous compléter par nos différences, de nous enrichir de communications, de curiosité, de bonheur, quoi ! Ou sinon … ‘Make-Believe’, croire que nous sommes les seigneurs des anneaux.

L'homme a tôt fait de mettre en commun les défauts car ils sont partout les mêmes tandis que les qualités ... Si les animaux savaient s'entendre comme nous le pouvons, en restant humble dans leur animalité (qui ne leur permet pas de s'écarter cette route de la vie qui leur est nécessaire et obligatoire selon leur espèce), ils nous dépasseraient en puissance de conception, en qualité de réalisation, en rapidité de développement ...car les animaux observent, pensent, déduisent, imaginent, projettent, comprennent, aiment, ont peur, se sentent bien, donnent leur confiance, sont touchés par les autres et même les aident, leur jouent des tours, et oui, chaque individu vivant a une personnalité, une âme, un esprit, une logique, une faculté d'apprentissage et de transmission des connaissances propres à l'espèce. La vie évolue mais ne saurait être si mauvaise qu'elle s'anéantirait, sauf chez l'homme.

L'homme est la seule espèce qui peut communiquer non pour progresser mais pour se limiter, faire des choix non pour s’aider mais pour se battre, s'assembler et réaliser en commun à grande échelle non pour s’aimer mais pour se détruire.





Or, l’homme se croit fort de pouvoir surmonter les obstacles matériels et de s'adapter extérieurement aux conditions, mais c’est une faiblesse car, ce que l’homme demande à l’extérieur, les animaux le font intérieurement, d'où leur supériorité à ce point, et leur 'sérieux' dans la vie, en général, mon commandant, bref, si nous faisions des choix de vie, individuellement et collectivement bénéfiques tout à la fois, si nous mettions ce p***** d'orgueil aux fers, à fond de cale et je peux vous dire qu'un morceau de bois qui a le malheur de vieillir dans ces conditions prend certaines odeurs ... si nous ‘excommunions’ le sentiment de supériorité, bannissions les échelles de savoir et de rétribution, si nous supprimions les ‘groupes de décision’, les ‘comités d'actions’, les notions d'états, de localisation, de codification de l'individualité afin de la prémunir des notions d'appartenance à quoique ce soit qui ne soit pas la famille, les amis, les connaissances diverses et sans but autre que de se réjouir ensemble, vivre, de partager la vie, de l'embellir, de la rendre douce à toutes et à tous et sans en exclure la rudesse primitive dans le plaisir de parcourir la terre, cet infini pour une personne qui n'aurait qu'une vie, ça irait mieux. ouf

Et s'y sentir bien, de Massada à Bogota, de Cape Town à Riga. Je ne dis que ce que j'ai dit, et je ne souhaite que pour toutes et pour tous une vie meilleure, plus saine, plus calme, plus riche en communication, en partage, en réalisations locales, individuelles autant que collectives mais en lien avec la nature et pour que le bien de l'un puisse apporter au bien de tous ne serait-ce que par l'exemple, et sans faire de tout ça une morale car ce n'est pas le but, sans imposer quoi que ce soit qui ne vienne pas de chacun, de chaque personne, femme ou enfant, petit ou grand, et qui mérite le détour. Lisez Balzac, la pierre du champ qu'on avance à chaque génération, la haine viscérale des Dumaquis contre les Terrenoire, quelle folie, sans mêmes rappeler aucune atrocité, guerre ou violence. Le désert humain, la foule silencieuse, inexorable raz de marée qui envahit les tuyaux souterrains qui grouillent sous chaque métropole, les tubes d'acier qui courent la terre te les airs à des vitesses qu'on croit grandes, les boites à sardines qui encombres les routes, ce réseau à la propre vie, qui a ses propres lois qui permettent de tuer quelqu'un sans conséquence, accident de la route. L'homme a fait un monde où le droit à la machine a empiété sur le droit à la vie bien plus que le droit aux armes en Amérique.

Et véritablement, comme disait ce journaliste aigrit, Stephan Lendman, "nous vivons dans un monde où la nourriture ne nourrit pas, où la médecine ne soigne pas, où le gouvernement ne gouverne pas ...". Le serpent ne peut que se mordre la queue. Pouvoir, richesse, corruption, luxe, tous ces attribut de la réussite sont des artifices grossiers au mieux, des vices débilitants souvent, des descentes en enfer toujours. Il n'y a d'enfer que celui qu'on se crée et, pour être le seul, il n'en est pas moins profond, inexorable et rapide, mais rapide, un instant suffit, un éclair, une pensée fugace, une idée fugitive, puisque je le vaux bien ... Et, au fait, vous savez pourquoi nous sommes libres, nous autres humains ? Non ??

A cause de Son Nom.

Eh, depuis quelques années que j'écris ‘publiquement’ - sans pub - après cinquante mille pages vues par le monde entier, ma pensée va particulièrement aux zones où le danger est là, où l'insécurité n'est pas fictive mais intérieure, permanente, que ce soit en Ukraine en ce moment même, au début de l'été, en Iraq, en Somalie à ... Encore et toujours, y a t-il des hommes sur terre ? Où sont-ils vraiment et comme je disais, ne sont-ils capable de s'unir que pour faire le mal comme en Afrique, la mal aimée, d'elle-même au commencement. Tant que les racines seront mauvaises, il n'y aura pas de bons arbres, ni de bons fruits. Les parents sont tout qui devraient faire tout, comme une mouette surveille sa couvée en planant au-dessus de la falaise prête à lutter jusqu'à la mort contre quiconque s'en approcherait pour la polluer, la perdre. Mais où sont les parents que RIEN ne remplace ? Qui sait encore être parent ? Qui peut ou veut lutter contre le système … David et Goliath ? Sauf que Goliath ... C'est nous. Eh, démocratie oblige, non ?!

Confier à une idée, une image, un symbole, un objet, ses illusions, et croire que ce ‘transfert’ peut aider, peut fortifier, peut quelque chose, quoi, c’est de l’idolâtrie. Et que fait l’idolâtrie ? Elle permet de croire qu’on est ceci et de vivre comme cela, c’est la moins coûteuse et la plus abondante des drogues. De l’eau bénite à la patte de lapin, cette maladie empêche l’homme de faire ce qui lui importe vraiment, de marcher tête haute dans la réalité, sa réalité, de vivre sa vraie vie, d’être. Alors, ne se sachant pas esclave de lui-même, il ne s’étonnera pas d’être esclave des autres et ne verra la vie que comme un réseau de chaines dont il a attaché lui-même les premiers maillons ce qui fait que, non seulement il ira chercher d’autres chaines, toujours de lui-même, mais il criera à l’assassin si on tente de lui enlever ses premières chaines, ses premières illusions qui lui font trouver les autres naturelles. Règne de l’imaginaire où les chaines les plus dorées sont les plus recherchées, où la réalité ne vaut que comme assaisonnement de l’illusion, où l’homme se croit un maître, son maître alors qu’il est un devenu son clone, un amas de non-dits, un trou noir de l’intelligence, une épine dans la liberté naturelle que donne la vie à tout nouveau-né.

Donc pourquoi Dieu, si, si, Dieu, a t-Il sorti les descendants de Yaakov du bourbier égyptien ? Eh, toujours pareil, à cause de Son Nom, pas pour les beaux yeux de qui que ce soit, mais pour honorer Sa parole, la promesse faite à Abraham, à Yossef, à l’humanité si celle-ci pouvait comprendre. D’ailleurs, comme ‘Dieu des hommes’, comme si d’être le Dieu de l’univers ça suffisait pas, Il ne saurait être Dieu que pour ça : pour être intervenu contre l’esclavage, contre l’esprit de servitude, contre la chute de l’humanité dans l’illusion de l’idolâtrie, contre la perte de son identité, de son sens, de sa raison d’être. Si la vie n’était que matière, elle serait soumise à ses forces et, à l’instar des minéraux, elle s’agrégerait ou se disperserait selon l’influence du temps et des énergies. Pas d’individualité, de personnalité, d’esprit, de vie telle que nous la connaissons. .La vie, l’apparition de la vie, de l’esprit, de l’individualité, et tous ces concepts sont synonymes, la vie c’est, de l’homme au brin d’herbe, le but de l’univers, faire passer la matière de l’inertie déterministe au mouvement spontané, c’est donner un sens à ce qui n’en était que porteur, c’est insérer l’infini dans le fini, c’est faire brûler un buisson sans qu’il se consume, c’est en quelque sorte créer l’utopie dans le désert, un palais dans la jungle, une larme dans l’éternité. La vie, c’est l’impossible renaissant à chaque instant, c’est l’infini apprivoisé, c’est le cadeau d’un Dieu.
D’un Dieu qui ne veut pas que ‘Ses’ créatures se fassent esclaves quand Il les a faites libres, stupides quand Il les a faites intelligentes, bornées quand Il les a pétri d’infini. Mornemont, la bien nommée … Et celle qui devait représenter la pureté dans cet univers trop réel n’a été que le reflet de sa perversion et la dupe de son ignorance, celle qui aurait dû enfanter une nouvelle race de petits Mêmes, de Mêmes sans murs, est engloutie dans le lac de l’horreur quotidienne. Fait divers à la une, plus mille au tirage, hein !! (The Sun, June the 5th). Comprenne qui pourra !

PS !!!

J’allais oublier, Fuck the Police. Non, c’est pas ça, mais, aux lecteurs d’Ukraine, à vous tous des ‘Pays de l’Est’, et bien souvent, il y a plus de Roumains que de Français à jeter un œil ici (ici-même !), eh bien sachez que les ‘lumières’ de la France que vous regardez avec envie ne mènent qu’à la mort, qu’au pourrissement intérieur, qu’à une mort vivante. Bien sûr, parmi les millions de lumières dorées brillent quelques perles vraies, de Molière à Adjani, bon, c’est plus fort que moi, bref, oui, il y a eu en France au dix-neuvième siècle, et avant, une explosion d’art et de compréhension des ‘choses’, mais l’avènement de la bourgeoisie {sans parler de la volonté des ‘puissants’} a coulé une chape de plomb sur ces merveilles, qu’on ne trouve même pas en réédition ou, comme je disais plus haut, ces merveilles de temps où les hommes malgré tout vivaient au moins leurs illusions jusqu’au bout servent aujourd’hui de prétextes à l’abrutissement général autant que d’exemples à ne pas recommencer si ce n’est pour conforter l’imaginaire dans lequel évolue l’espèce humaine, bien mon commandant.

Donc, je disais, la moitié de mes grands-parents venus de Bulgarie et de Pologne sont morts misérables dans ce mirage appelé France, pas Dassault et l’autre moitié livrés par ces honorables citoyens de première classe aux si salubres douches de gaz, u know … ‘Mort pour la France’ !! Non ??? Yeah man, Just look ! Là, c’est pour ma grand-mère que je n’ai pas connue. Mort pour la France ? Ironie des ironies, je devrais rendre ce torchon puant à César, mais, faut pas remuer la merde puis, quel caillou dans l’eau ! Aller, grande poignée de main à tous ceux de ‘l’Est’. Créez vos communautés locales, et ne rêvez plus car, vous, comme nous, comme tout ce qui vit et qui représente cette vie dont il est porteur, chacun qui qu’il soit a là le seul et le plus grand trésor à protéger, à cultiver, à partager, etc. Et c’est juste une histoire de voisins, de familles, d’hommes et de femmes (pour ne pas les nommer expressément, elles sont de moitié dans tout), de pères et de mères surtout, on s’entend, non ? Oui, c’est une lutte, mais une vraie, la vraie, sans drapeau autre que des actes, des exemples, des sourires, des larmes aussi. C’est ça, entendons-nous les uns les autres et basta, tout est dit.




God bless, blessed be He.

Bon, j’en rajoute une dose, pas dégoutés ? Soyons ce que nous sommes … mais du mieux que nous pouvons, rien d’autre, et tout est gagné, facile non ? Ouais, sans compter sur l’inertie de milliers d’années de délires plus ou moins catholiques, d’habitudes si ancrées que la chaîne n’existe plus et que le mouton ne passe pas au champ d’à côté, ni sur les intérêts les plus variés et les plus débiles, et les plus meurtriers, des faibles comme des puissants. Oui, apprenons, réapprenons la vie, la seule, la vraie, formons des petites communautés hors des villes … Babacool ? Why not, chuis tombé dedans quand j’étais petit. Vous connaissez Monaco ? Et bien j’y suis allé la première fois en 1964, cinq ans et des poussières, chez ‘le cousin André’, marchand de modes au nom francisé, Climbeau, eh bien, j’ai passé l’après-midi sous la table et j’ai rien vu de la Principauté, té ! Ah je pige tout maintenant, m’enfin !! Hachana hazot bIérouchalaim !

Allez, un petit bonus pour ceux qui sont arrivés jusqu’ici ! Question découvertes, il y en a encore dans la manche, grâce à Dieu (chaque fois qu’on parle de son avenir, il ne faut pas oublier de le rappeler, comme chaque fois qu’on mange, parce que l’avenir comme la vie ne nous appartiennent pas, locataires que nous sommes … eh, les proprios !), donc, la petite dernière, un scoop svp ! Tout le monde peut devenir Juif !!! Oui-da, il n’y a que deux conditions en dehors de l’appartenance génétique par les femmes, et qui ne fait qu’un Juif potentiel car, nul n’est Juif s’il n’habite la terre d’Israël, et one, et s’il ne reconnait pour son Dieu Celui qui fit sortir le peuple Juif potentiel d’esclavage en Egypte, et two (… et qui fait Sa volonté, ses ‘commandements’, mais bien compris !!).

… Et c’est tout, absolument tout !!!!

L’homme n’avance pas parce que, beaucoup de choses, mais aussi parce qu’il se compare, parce qu’il borne le monde à son nombril et qu’il ne supporte pas que son voisin ait plus que lui, soit autrement … Les hommes passent des vies entières à se regarder les uns les autres ! à se comparer, se critiquer, se glorifier de ne pas être comme ci, de se prendre pour ‘la plus belle fille du monde qui ne peut donner que ce qu’elle a’, (il faudrait que ce qu’elle a soit à elle, pour commencer) et, considérant que l’autre ne doit pas avoir plus car il n’est pas ‘la plus jolie fille du monde’ car c’est bibi, donc il faut empêcher l’autre de trop progresser, n’est-ce pas ? Autolimitation par la nullité des sociétés humaines, apologie de la dilution du savoir dans la volonté de bêtise ancestrale qui n’est que la réaction idiote de la masse à son impuissance à progresser tous ensemble, et la démocratie n’est que la mise en pratique de cette dictature occulte de la stupidité. Chacun pour soi et tous pour la connerie, du foot au guignols, de coca à … et le résultat est que, bien que dans chaque domaine les connaissances évoluent, nous vivons dans des sociétés où, comme on dit, les parents n’éduquent pas, l’école n’enseigne pas, la médecine ne soigne pas … 


Ah, Forest a bien raison de rappeler que lui et Tardi ne s’occupent pas de politique. Ici Même vaudra le détour dans trois siècles, comme un Delacroix ! Voilà, c’était à bâtons rompus sur Radio Star.







Voulez-vous être fier ? Vous pouvez ! Soyez fier d'être un homme, un être humain. Et pas de votre joujou extra, ni de votre sourire, ni même de votre réussite, non, soyez fier de tenter d'aboutir à ce que vous êtes capables de devenir en tant qu'Homme, vouv vous-même, et vous et les 'autres', et c'est la plus grande fierté que de se dire qu'on fait ce qu'on peut pour marcher sans faiblir sur les champs élysées de l'humanité !!!!


Quand le corps est malade, qu'il prends un coup ou qu'il est simplement fatigué d'une tâche ou d'une journée, d'une semaine ou d'une vie, il n'y a pas plusieurs solutions, il faut qu'il se repose, et pour qu'il récupère sans problèmes, il doit être en bonne santé. L'âme, c'est pareil. Si vous la nourissez de vulgarité, de mensonge, d'illusion, de brutalité, de violence, en paroles ou en pensées, en comportements, elle devient malade exactement comme un corps qui serait nourrit d'eau saumâtre, d'aliments qui ne nourissent pas ... Alors, comme le corps, elle s'affaiblit et passe en mode défense, se rétrécit, elle fait le mort pour cesser de subir les agressions internes ou externes au point que on pourrait penser qu'elle n'existe plus, comme un corps tombé dans le coma. 

Cependant, si comme le corps l'âme garde des cicatrices, celles-ci peuvent être réellement guéries car le mal disparait avec le temps, comme la matière car il n'y a rien en lui de vrai, de durable, d'éternel, de vie (car la vie est éternelle, n'est-ce pas ?). Voudriez-vous qu'on se souvienne éternellement des méchants ? Ce serait leur faire trop d'honneur d'une part - bien que ce soit ce qui se pratique couramment), et d'autre part, le mal détruit, ne construit pas, ne crée pas de choses durables, infinies au contraire du bon et de la vie car le bon participe au bon de la 'création' et est une force de l'esprit.

Votre Mission si vous l'acceptez consiste à devenir cet Homme pour lequel vous êtes nés, si l'on peut dire, à respecter et embellir, enrichir, partager cette vie qui vous est échue. Tout le reste est superflu, que dis-je, inutile, périssable, sans avenir car sans racine, car la seule et unique racine est la vie et l'esprit qui l'a mis en route de telle façon qu'après quatorze milliards d'années d'évolution, pas celle de Darwin mais l'authentique, consciente, aimante, consolante, riante, cette évolution a fait que vous et moi somme là, ici-même.

Or, si ça n'a pas l'air, c'est pourtant le secret de la vie car, si faire du bien vous 'profite', vous permet de 'vous réaliser', ce bien 'profite' aussi aux autres, et vice-versa. Le mal ne 'profite' à personne, même pas à celui qui croit en profiter ! Le mal est une parenthèse dans l'histoire du bien car tout est en lui, tout vient de lui, le bien de la vie qui est le modèle externe et interne à la fois. 

Mission Possible !!
Depuis 6 mois que je suis revenu passer un certain temps en Europe, une chose m'a frappé: l'homme blanc, et les autres différemment, aiment se donner des 'Missions'. Et l'écologie grand public en est une. Faites ci, faites ça pour sauver la planète ... D'ailleurs, l'écologie grand public sous les chemtrails de satan, ne sert qu'à prolonger la société de consommation sous un jour plus 'soft', qui donne bonne conscience ... Bref, la seule et unique mission que chacun a ici-même est de devenir ce que nous sommes, des Hommes, des hommes bons, des hommes accueillants, plein d'amour pour leurs proches et les autres. Pas d'autres mission en vue que d'être Homme, frère, mari, père, honnête et curieux, porteur de vérité, de joie, de sérénité ...

Qui a dit que l'enfant doit quitter sa famille tous les jours depuis 3 ans, plus tôt même, et se retrouver dans un élevage jusqu'à ce qu'il se retrouve seul, dans un studio au huitième avec des voisins grincheux ? Qui a dit que les choses sont ce qu'elles sont, doivent être ce qu'en ont fait des générations d'aveugles achetant des indulgences aux soi-disant représentants de 'l'au-dela' ? L'au-delà, c'est ici, ici-même. Ici commence le paradis, ou l'enfer. Ici et un paradis ... En hébreu, Kan Ve Eden ... Hé Hé, le nom de mon nouveau bateau ! Home sweet home. Rien n'est par 'Hasard' mes amis !




2015/01/19

LEVER DE PLEINE LUNE






Pourquoi les hommes sont-ils esclaves ?

Non parce qu’ils sont opprimés mais parce qu’ils veulent l’être, et pourquoi ?

Parce qu’ils ont peur les uns des autres,

parce qu’ils considèrent leurs semblables comme des ennemis potentiels,

parce qu’ils veulent des lois pour les protéger, eux et leurs biens,

parce qu’ils sont lâches et qu’ils croient que tous les autres sont comme eux capables de lâchetés,

parce que personne ne fait le métier d’homme, être honnête,

parce qu’on foule au pied les trésors de l’humanité, moralité, sainteté, innocence, vertu,

parce que, parce qu’ils préfèrent être autant de roitelets sous l’autorité d’un plus puissant qu’un vrai roi de par la nature, libre autant qu’il reconnaît cette liberté à tout être vivant, loi suprême qui interdit l’esclavage, la soumission à un autre, loi qui met au-dessus de tout l’honneur de ne pas se courber, l’orgueil d’être son unique et propre roi,

parce qu’ils acceptent comme réalité une illusion, ou plutôt des illusions, mais qui prêchent les mêmes erreurs, les mêmes chemins de perditions sous milles formes différentes, les religions la venue d’un monde meilleur, les intellectuels le progrès, les politiques des avancées sociales, illusions et matérialisme, des jeux et du pain, soit, mais ça fait dix mille ans que ça dure et je vois pas qu’aujourd’hui vaille mieux qu’hier.

Oh certes, l’Occident ! Eh bien oui, l’occident … Une société en décomposition, qui ne croit plus à rien si ce n’est à protéger sa misère qu’elle prend pour du bien. L’occident, des deux côtés de l’Atlantique est devenu un univers ésotérique, un monde fermé d’une multitude de portes protégées par des codes, une société où les jeunes sont des vieillards égoïstes et où les vieux se croient restés jeunes, dans le mauvais sens du mot, c’est à dire indiscrets, maniaques, vaniteux, ignorants, superficiels, futiles, rancuniers, méprisants … L’occident est fermé sur son passé, sur sa vision du passé qui fait de lui un vainqueur, un conquérant, un maître, et par là même un peuple arrogant, narcissique, borné, sans espoir autre que de continuer sa domination, un peuple au destin fermé, comme toutes les civilisations qui ont cru à leur réussite sans penser que ce désir de réussite, cette volonté de pouvoir les écraseraient fatalement comme la roue du destin qui supprime tout ce qui est inutile et nuisible.

Ce qui manque à l’humanité, c’est l’expérience du bien. Ah ça, celle du mal ne manque pas et l’histoire qui est celle des vainqueurs et donc des tyrans qui se sont succédés au cours des âges et des lieux, l’histoire qu’on tient pour vraie n’est qu’une lutte sans cesse recommencé entre les différentes puissances qui dominent les hommes, puissances militaires, politiques, industrielles ou religieuses, cette histoire est celle d’un monde qui n’a jamais connu autre chose que des guerres, des discordes, des luttes, des haines, des malheurs, des trahisons, des atrocités, d’un monde dominé par la violence, la puissance, le pouvoir, la domination, la servilité, la bassesse, en un mot, le vice.

C’est cet univers effrayant que nous tenons pour la réalité, c’est ce passé de crimes que nous appelons l’histoire, c’est l’image d’une société qui a toujours été un tissus d’hypocrisie et de terreur que nous apprenons à l’école et qui nous fait accepter une vision fausse de l’homme et ignorer ce qui pourrait être si toute cette boue n’existait pas. Oui, le monde pourrait être tout autre, et il peut encore le devenir, et comme vous le pensez, cet ‘autre’ monde ne peut être le résultat que d’une évolution des consciences, une évolution individuelle, et familiale car il faut commencer par l’enfance et ce sont toutes les bases de l’éducation qui sont à refaire, autant l’éducation parentale que sociale. L’humanité ne changera pas par une révolution mais par une prise de conscience individuelle et simultanée de par le monde, par une idée, une vibration, une trainée de poudre.

Voilà ce qu’il faudrait répondre à Antoine de St Exupéry qui demandait, dans sa Lettre au Général X, « Que faut-il dire aux hommes ? » : La réalité que vous acceptez pour telle n’est pas celle qui devrait être, c’est une réalité déformée par des générations de peuples faibles et ignorants, fabriquée par des nuées de dirigeants corrompus, de traîtres non seulement impunis mais glorifiés à chaque coin de rue, dans chaque case de la mémoire sociale, de dates qui célèbrent des débuts ou des fins de catastrophes, d’anniversaires sanglants, de fêtes aux couronnes d’épines. La réalité n’est pas là, la réalité n’a pas besoin de barrières pour être protégée ni de symboles pour être glorifiée, la réalité d’un monde sans haines et plein d’amour n’a encore jamais existé parmi les hommes, la réalité fut une misérable exception, la réalité n’est pas dans le ciel, elle est à la portée des hommes pourvu qu’ils le veuillent … Alors, créons là, tous ensemble, une fois pour toute.

Il faut que le bien finisse par triompher et que l’homme cesse d’être un enfant mal élevé, coléreux, capricieux, individualiste, vindicatif, rancunier, l’humanité se doit de découvrir enfin de quoi elle est capable si tout le monde s’y met, au bien, et d’abord, il est plus que certain que, en très peu de temps, misère, les mauvaise conditions de vie et de travail peuvent partout disparaître comme par enchantement. Il faut dépeupler les villes et créer des petites bourgades, des villages avec des industries décentralisées, or c’est facile aujourd’hui avec internet et le niveau technologique qui permet la production locale d’énergie. Les villes telles qu’elles ont été faites par les puissants qui décident sont une des principales calamités modernes. En fait, l’ensemble de la civilisation est à repenser pour la bonne raison qu’elle n’a encore jamais existé comme elle pourrait l’être … Comme elle devrait l’être ! Ceux qui disent qu’on sait tout et qu’on a tout vu ont tort et le contraire est plus proche de la réalité. Le monde de l’homme, société, civilisation, histoire, tout est à créer, réviser, refaire, inventer, l’avenir est immense, inconcevable, et les plus beaux rêves sont certainement loin en-dessous de ce que pourrait devenir l’humanité si elle partait dans le bon sens d’un même pied !!!

L’homme doit avoir une autre vision de lui-même, de son passé et de l’avenir potentiel. Le passé est inchangeable mais, expliqué sur de nouvelles bases, il est indispensable pour comprendre où nous sommes, pourquoi et à cause de qui. L’avenir sur de nouvelles bases doit être rêvé, dessiné, chanté et construit, petit à petit comme l’oiseau fait son nid, pas à pas car ce sera définitif, « Champagne pour tout le monde » disait Jacques Higelin. Le bonheur est au menu, la moralité est l’instrument, le profit est banni des esprits devenus sains, le 20ème siècle et ses guerres est étudié comme l’âge des cavernes sous l’emprise des ‘Caligula’ associés à des ‘Mendelé’, l’homme est en paix, intelligent, souriant, doux et fort, fier et joyeux, orgueilleux du bien comme le lion de la jungle, du nord au sud et de l’est à l’ouest, de Mars à Vénus et d’Altaïr à Sirius, oui, la race humaine est devenue renommée dans l’univers, l’éternité est fière de ses entrailles.

Bon, alors là je fais une digression (qui m’aime me suive): y aurait-il un Dieu qui aurait lié son Nom à une action d’éclat, une action intemporelle, un fait éclatant autant qu’il reste unique dans l’histoire de l’homme malgré toutes les révolutions, « Je suis Celui qui t’ai fait sortir d’esclavage » ? Et bien, toute l’histoire qui précède et qui suit ce fait, dans un certain livre, est un commentaire, comme dirait quelqu’un. Tout ce qui importe est ceci : l’homme est comme Dieu, il peut choisir le mal ou le bien. Dieu a choisi le bien. Tout, autour de l’homme, et en l’homme, est pour le bien, comme il est dit dans ce même livre, l’homme est donc son propre maître et son rôle d’homme est de choisir le bien, comme Dieu, car de toute façon, le mal, ou son potentiel, n’est qu’un épiphénomène du bien, le mal n’existe pas en soi mais il est comme une ombre, un miroir inversé, une avenue qui brille et descend dans la nuit bordée des couleurs et des sons les plus exquis pour disparaître à jamais, flammes éphémères d’une illusion perverse.

La véritable beauté est simple et originale, pure et exubérante, sobre et majestueuse. Un lever de pleine lune sur de hauts sommets enneigés, le bruit d’un torrent et la vive fraîcheur de l’air vibrant au loin des cloches d’un troupeau affairé qui rentre dans sa sombre bergerie, un four à pain et quelques accords de guitare, et des hommes, des femmes, et des enfants, réunis, par familles, par âges, par humeur, par goûts, par activités, par amitié.

Alors, toutes les facultés s’attèleraient à trouver une énergie propre, facile à produire localement et à conserver, disponible à tous. Là sera le vrai progrès technologique et la véritable fin des différences quoique déjà, avec le solaire et le vent, l’énergie hydraulique et thermique, si on leur donnait la première place, ce serait déjà bien, notamment pour ‘le Sud’. La voie dans ce domaine serait de mettre au service du développement durable de la planète toutes les industries militaires et la recherche, partout et ensemble. Quant à la nature de l’homme, sa place dans l’univers, certains scientifiques ont montré la voie et, Bernard d’Espagnat, avec son concept de ‘Réalité voilée’, une réalité en dehors du potentiel de connaissance humain mais qu’on peut apercevoir, un réel qui est parce qu’il est, parce qu’il est ‘l’être’, et qui serait La Réalité ‘réelle’ par rapport à la nôtre simplement ‘occasionnelle’, qu’elle soit orientée vers le bien ou vers le mal sur Terre d’ailleurs, Jim Sheedy avec celui de « Traction de vie » (Life Drive où ‘drive’ n’est pas seulement un moteur mais une force d’entrainement fondamentale, primordiale et éternelle), Gérald Schroeder qui réconcilie les sept jours de la création avec nos treize et demi milliards d’années d’évolution, ou les docteurs Rath et Mercola qui rapatrient la médecine vers l’art de guérir non les symptômes mais les causes, et tant d’autres.

Les chamanes n’ont pas tort, ni les chrétiens, ni les adeptes de Siva, ni les fanatiques de la roulette, ni les amoureux de l’art byzantin, non, les musulmans et autres juifs, les collectionneurs de cendriers, les acheteurs de prières, aucun n’a tort, mais aucun n’a raison, parce que la valeur à mettre au-delà de toutes les autres, c’est le refus de l’esclavage, de quelle que nature qu’il soit et quelle que puisse en être la raison. La liberté ce bien suprême que les animaux s’accordent et que l’homme se refuse, à quel tort, la liberté n’est pas un concept à mettre au fronteau des lieux publics mais une réalité potentielle à mettre en œuvre. Il faut faire descendre toute la prose virtuelle et vieille de millénaires d’illusions dans le cœur et dans la vie, dans la réalité quotidienne, dans la rue, au salon, au travail. La justice n’est pas le résultat d’un jugement de tribunal qui obéit aux lois du plus fort, que ce soit un bon roi, un mauvais tyran ou une majorité silencieuse, la justice est ce moment que l’on prend pour aider un vieillard, c’est le sourire qu’on accorde à son prochain de prime abord, c’est l’élan du cœur vers son prochain quand le cœur est bien élevé.

La réalité de l’humanité n’a pas encore existée, à part peut-être dans certaines peuplades d’Amazonie ou d’Inde, cette réalité qui ferait de la terre ce paradis utopique qu’on s’applique à projeter dans l’avenir, dans les cieux ou dans un gouffre de désespoir alcoolisé. La réalité que nous vivons n’en est pas une, ou c’en est une si malheureuse, si travestie de mal que les plus horribles conspirations contre l’humanité ne sauraient l’accroître que de peu tant elle paraît adhérer à l’homme, s’accrocher à sa destinée au point de la mettre en péril car la civilisation est maintenant globale. Que Rome se soit éteinte, c’était l’Europe du sud, que les Incas aient disparus, c’était en Amérique, mais que l’Occident s’éteigne et c’est la ruine de l’humanité car, quoiqu’on en pense, c’est en Occident que l’on s’aperçoit de l’épuisement de la société qu’on dit moderne, et qu’il y a des gens et des mouvements qui réagissent selon leur moyens à cette destruction fatale d’un pouvoir qui se ronge lui-même, d’un pouvoir qui protège le profit et l’injustice. Et il ne faut pas compter sur l’Orient pour aider car les Orientaux dans leur immense majorité n’ont pas quitté l’époque des Egyptiens … Les Dix Commandements sont une ‘invention’ qui s’est plus propagé en Occident qu’en Orient et, il doit y avoir une certaine sagesse en eux, pour ne pas dire une sagesse certaine. Maintenant, ce qu’on en a fait est devenu l’affaire d’Hollywood où du Djihad, au choix, mais ce qui en fait représente une même comédie destinée à éloigner définitivement une racine de sens dans le désert de l’épopée humaine, racine bien flétrie, déformée et torturée déjà.

Et rien n’est étonnant dans tout ça quand on sait, et constate à quel point la communication entre les hommes est difficile, combien elle est soumise aux phénomènes dont je parlais au début, au passions et aux vices, au besoin de se soumettre et de dominer, au besoin de matérialité, de possession, de jouissance, de vanité, de peur, de misère morale, de petitesse d’esprit, d’obscure bêtise, de vide spirituel, d’ignorance cruelle à force d’être vénérée comme le dieu de la tranquillité terrestre. Qui protège les mauvaises passions est le garant de la sécurité des foules qui sont alors esclaves d’elles-mêmes et se donnent des Dieux comme les Hébreux au désert. L’homme, qu’on le croise à Londres ou à Abidjan, à Jakarta ou à Buenos Aires, l’homme est esclave de ses manques, de l’impuissance qu’il cultive et que ceux qui dirigent s’empressent d’entretenir, de ses vices et de sa volonté à se traiter comme un objet, comme un sujet alors qu’il est un maître, d’avoir la vanité de se prendre pour ce qu’il n’est pas, ou de ce qu’il peut espérer paraitre dans la société, alors qu’il est un roi, bien au-delà de tous les déguisements qu’il pourrait rêver. Il y a un sentiment qui est aussi éloigné de sa petite vanité, à ce maillon de la majorité silencieuse, que l’eau l’est du feu, c’est d’ailleurs le seul vrai bonheur et non son illusion, c’est le bonheur de la vertu, l’orgueil du bien, de bien faire, de faire le bien.

Bien que la vanité du mal soit la pire des illusions, elle est malheureusement aux yeux de la majorité la seule, la vraie réalité et, quoi que beaucoup l’exècrent, tous s’y accrochent comme à une bouée de sauvetage, comme un voyageur assoiffé croit au mirage de l’oasis ! Honnêtement, je ne sais pas quel évènement pourrait occasionner la prise de conscience globale nécessaire au réveil d’une nouvelle génération, quel désert il faudrait traverser pour épurer ces dizaines de millénaires d’illusions dont nous ne sommes pas sortis, quel Dieu romprait son contrat de non-intervention et tendrait la main à sa créature la plus accomplie afin de la sauver d’elle-même ? Car beaucoup ont essayés, dieux ou prophètes, vrais ou faux, et il faut avouer qu’aucun n’a réussi.

Quels sont les deux pouvoirs auxquels les peuples ont de tout temps offert des offrandes ? La loi et le clergé, le roi et le pape, le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. L’homme a besoin de se donner un cadre et des épées de Damoclès, des principes collectifs pour protéger la peur de chaque individu … et sa propriété, sa royauté au petit pied, son pouvoir personnel aussi faible qu’il soit. Or, il faut se convaincre que, la démocratie qu’on vante si fort depuis deux siècles a de fait toujours existé car malgré les apparences, les tyrans n’ont jamais réellement voulu que ce que les peuples ont bien voulu qu’ils fassent. Par exemple, ce n’est pas Ferdinand qui a expulsé les Juifs d’Espagne sur les conseils de certains courtisans ou pour se faire bien voir du Pape mais c’est la façon par laquelle, quotidiennement, les juifs étaient traités dans l’ensemble du pays et par tous les espagnols, petits ou grands qui a pu permettre leur bannissement. C’est l’idée que les habitants avaient dans leur ensemble, la conception de la société d’alors, la soumission au désir de se sentir supérieur, la peur d’être volé, d’être contraint de partager et peut-être de devoir comprendre et accepter l’autre, de côtoyer la différence, de se remettre en question, de perdre sa tranquillité, son indifférence !

Le véritable bien de l’humanité jusqu’à ce jour n’est que son plus petit commun dénominateur, le but vers lequel la société a sans cesse marché, c’est celui de pouvoir être indifférent à son voisin, de n’avoir pas à être responsable de son frère, comme disait Caïn, c’est la limite qu’aucune religion, aucun gouvernement n’a pu franchir, c’est l’égoïsme qui engendre la dispersion, l’isolement, la destruction des liens sociaux, l’anéantissement de la vie en commun. C’est aussi le refus de se sentir par ses actes, par sa propre vie, impliqué dans la marche collective afin qu’elle aille vers le bien, c’est la volonté de soustraire sa conscience à la part de responsabilité qu’elle a dans la société dont elle fait partie. L’homme ne peut se passer de pouvoirs externes bien qu’il ne tolère que le sien et, le sien étant injuste, par ce seul fait qu’il ne veut à aucun prix s’impliquer dans la marche collective vers le bien car cela lui coûterait son désir personnel de pouvoir faire mal, l’individu favorise une société injuste, répressive, négative et dissolue. La ‘majorité silencieuse’ est le principal aliment de la tyrannie car elle ne saurait se passer de servitude, ou bien, dit autrement, le ‘non-désir’ du bien individuel fait naître la possibilité de l’asservissement collectif, quel que soit le régime de celui-ci ainsi qu’on l’a vu. « L’amour de la propriété, l’avidité de la possession ont inculqué au peuple anglais une telle horreur du vol qu’il est barbare dans la répression du voleur. » fait dire Ponson du Terrail à un de ses personnages, mais on peut bien enlever la restriction d’anglais et la phrase n’en sera pas moins vraie !!

Aussi, bien qu’il y ait de nombreux complots pour faire la société ce qu’elle est, ces machinations ne font qu’aiguiller plutôt à gauche ou à droite un train lancé par lui-même sur la voie maléfique où nous le trouvons, d’autant plus que, le pouvoir s’exerce parfois mieux à distance ou par procuration que directement. Ainsi, chaque gentilhomme est fier de représenter le pouvoir absolu d’un roi ni plus ni moins que le valet puisse l’être de son maître, à son niveau. Ainsi de toute organisation sociale qui délègue sa puissance sans même avoir besoin de l’imposer tant il est naturel de considérer comme un bien de servir le pouvoir ou de le représenter afin d’être puissant soi-même relativement. Cette pyramide couronnée d’un œil des sociétés secrètes n’est ni plus ni moins que la réalité depuis toujours et c’est un tort que d’en attribuer l’existence à un futur où les hommes seraient totalement asservis … Ils l’ont toujours été !!

Ah ! Servir le Pouvoir !! Porter un insigne, être reconnu, lever haut le front, se sentir important, avoir une mission, servir un drapeau, incarner une légende, participer à la gloire, se croire indispensable, avoir un rang, une échelle à monter avec l'exemple des élus, en haut ... Oh, illusion criminelle ! fatale destinée que de vouloir des puissants à admirer, que de se donner des chaînes pour avancer !! 

Eh bien oui, l'homme préfère un statut de valet à celui d'homme libre, l'homme pour avancer a besoin de son semblable mais il ne l'aime pas alors ils préfère être esclave lui-même afin que son semblable le soit aussi, emprisonné comme lui sous le joug de lois iniques, plutôt que d'être libre, d'être seul responsable de son honneur et de devoir affronter l'honneur de ses semblables avec une conscience pure et une main honnête. 


La liberté est un sacerdoce de l'âme, une quête personnelle ayant pour domaine d'action l'autre, les autres. C'est de ce feu commun que s'abreuve la vie, la vraie vie, libre, et duquel coule la joie, cette plénitude de l'être. 




PS ! Lisez Eugène Sue


...

L'HOMME DOIT ABSOLUMENT BANNIR L'ESPRIT DE SUPéRIORITé ET L'IDéE DE DOMINATION !!

Pour s'en convaincre, s'il était besoin, il suffit de se rappeler de la soeur de la Reine Bacchanal, La Mayeux Eugène Sue, Le Juif Errant T1 p 412, qui dépasse tous les autres personnages en finesse, sensibilité, tendresse ...Elle, la souffre-douleur, la disgraciée, l'ombre déformée d'une femme qu'à peine on regarde ... pour se moquer ou la plaindre. Pitié ou sarcasme, solitude à vie, et pourtant !! Quelle âme, quel amour, quelle délicatesse, quel raffinement sous son apparence chétive, repoussante.

Qu'est-ce qu'une hélice ? Un instrument solidaire d'un bateau qui permet de le faire avancer en poussant sous lui de l'eau d'avant en arrière ce qui permet au bateau d'aller d'arrière en avant. Mais, le bateau ne peut bouger que parce qu'il a sous lui une masse qui n'est pas ferme, hors, autant que le bateau, l'hélice fait reculer l'eau en créant un flux de liquide. L'homme est en ce sens comme un bateau, posé sur un élément instable, le temps, sur une matière en trois dimensions qui n'est elle-même qu'un flux constant de particules élémentaires. La seule stabilité de l'ensemble mer-bateau-homme est dans l'esprit qui dirige le tout ... et qu'on ne voit pas ! L'esprit seul anime la matière c'est à dire, lui donne un sens et ce sens, c'est celui de la vie car l'esprit est individuel, unique, vivant ...

Quand vous comprenez ça, vous n'êtes pas loin de saisir pourquoi il est conseillé de ne pas représenter l'homme par son image car l'homme réel est bien au-delà de sa représentation. Oui, nous ne sommes qu'une image en trois dimensions qui va d'arrière en avant dans le temps parce que celui-ci va d'avant en arrière. Oops ! Apparemment ça ne colle pas tout à fait quoique, le temps existerait-il s'il n'y avait pas un avenir comme il y a un devant dans l'espace ? Et, si cet avenir existe, et il ne peut pas ne pas exister car à chaque instant le présent devient du passé et grignote le futur, l'avenir est donc aussi 'réel' que le passé et le présent et, comme dans l'espace, ce n'est pas parce que vous ne savez pas ce qu'il y a au-dela de votre vue qu'il n'y a rien. Donc, si l'avenir existe, il ne peut pas être 'vide', inexistant et il ne peut être 'remplit' que de la suite du passé et du présent donc, en une certaine façon, le monde a déja 'vécu' et nous ne faisons que remonter le courant, en quelque sorte revivre une réalité existante et, de la sorte, le temps va effectivement d'avant en arrière.

Prédestination ? Non pas.
...
à suivre

2014/09/04

Vous & Moi





Oui mes amis, mes frères, mon peuple, que Dieu me retire son amour, sa grâce si jamais je vous oublie, si jamais je vous renie car, bien que pour la plus grande majorité d'entre nous, nous soyons moins intelligents qu'une fourmi, car l'intelligence, la vraie, est de se comporter selon les devoirs de sa race et celui de la race humaine est d'éviter le mal puisqu'elle en est capable, oui, que jamais je ne puisse oublier que je fais partie de ce fleuron de la création, de ce joyau unique et éphémère, l'homme, parce que le pire des châtiments, la plus grande souffrance est l'exil, la plus grande honte, le plus grand malheur n'est pas la mort mais l'oubli, la solitude forcée, le bannissement d'entre les siens quel qu'ils soient, couverts de chaines ou de misères, ensevelis de médisance ou de haine, inondés de sarcasme et de mépris, imbus de vanité et de malfaisance, oui, que je puisse rester un homme parmi vous, un pauvre au milieu de bouffons et de charlatans, un être qui, bien que perdu dans la fange de votre société aux reflets d'or et de nacre, un être qui puisse rester là, au milieu de vous.

Oui, le plus grand bonheur est d'aimer car l'amour est vainqueur du temps, aimer c'est atteindre l'infini et qui aimer en dehors des siens, de ses semblables ? Peu m'importe que vous soyez mesquins et futiles, dépravés et aveugle car, sans vous qui suis-je ? Sans cesse je renaîtrai à ma fidélité pour vous, je surmonterai le désespoir de votre histoire, je vaincrai vos illusions qui m’entraînent à la solitude. Au coeur de votre jungle de préjugés, je ne cesserai de croire à la vie pleine de miel et de couleurs qui devrait être la notre, à ce paradis terrestre que vous foulez au pieds jour après jour dans votre iniquité insondable.


Oui mes enfants, quand Abraham reçu l'alliance de la 'Mila', lui qui était aimé de Dieu, la première émotion de son coeur fut la peur d'avoir été retranché de la confrérie humaine, sa première action fut de se mettre à la porte de sa tente afin d'inviter le premier venu à partager avec lui un repas qui prouverait que sa place dans l'humanité n'avait pas été bannie. Et Moise ! Quand après avoir vu, de ses yeux vu Dieu sur la montagne, après avoir reçu de Dieu les tables de la loi, après avoir parlé avec Dieu directement, Celui-ci lui demanda suite à la débauche du peuple s'il acceptait qu'Il détruise ce peuple insoumis afin d'en recréer un nouveau de son propre sang, Moise ne refusa t-il pas énergiquement en défendant l'indéfendable mais qui pour lui était plus important que Dieu même, sa présence parmi les siens quel qu’indignes qu'ils fussent de partager avec lui la bonté de Dieu ?


Loin de moi l'insolence de prétendre à la compagnie d'Abraham et de Moise dans l'un ou l'autre exemple mais, ce que j'espère faire comprendre est ceci: l'homme n'a aucun autre espoir que celui de partager sa vie avec ses semblables et de s'en trouver bien quelle que soit sa situation au milieu des siens. Quelle que soit son espérance, même celle de rencontrer Dieu, rien ne saurait l’entraîner à se croire supérieur ou étranger à ses frères car l'humanité est un tout et il n'y a point d'existence pour l'homme en dehors d'elle. En ce sens, le sort de l'homme n'est pas différent de celui des autres créatures vivantes qui sont solidaires de leurs destinées pour le bien ou pour le mal, l'exemple extrême étant celui des Siphonophores ! Autant l'élévation individuelle est nécessaire et fondamentale, elle ne saura jamais se substituer à l'évolution de l'ensemble de l'humanité.






à lire !!