2026/09/15

Le monde est dominé par les Propriétaires !!!

 



Chaque enfant qui naît devient au cours de sa vie une autre personne. Au cours de ses expériences, l’homme acquiert des opinions, en change, les raffine, de sorte que, tout en restant le même être, il est différent par rapport à lui-même et aux autres. Tel qui jeune était impatient, colérique, susceptible devient tolérant, indulgent, arrangeant. Tel autre qui était lent, précautionneux suspicieux acquiert de la patience, de la détermination, de l’entrain. Chaque homme évolue, se recentre, s’améliore,

La société elle ne change pas. Chaque nouveau né va de voir affronter les mêmes problèmes que les précédents, injustice, violence, haines, tyrannies, abus de pouvoirs.

Une des principale raison de ce déséquilibre fatal qui plombe le progrès commun est que la société a toujours offert le même but à l’homme: se renfermer au milieu d’elle-même, dresser des murs autours de soi pour se protéger de son influence maudite: devenir propriétaire, ou la mort ! 

Au lieu que l’individu trouve dans la société son environnement naturel, son lieu d’épanouissement, il n’y trouve que contraintes, contrôles, compétitions, complots, et n’a de cesse que de se réfugier entre ses murs. Hors de la propriété, point de salut !

« Il faut brouter où l’on est attaché. Si on s’attache soi-même, au moins, on broute en paix », tel est l’état d’esprit du propriétaire. »

Cependant, il y a toujours eu des propriétaires. Seulement, jusqu’à une certaine époque, on était propriétaire pour une raison. L’église pour récolter des taxes, la noblesse pour récolter des soldats, le paysan pour amasser des récoltes fabuleuses et les bourgeois pour protéger leur récolte des autres, enfin, on était propriétaire pour quelque chose, mais, tout a changé avec la révolution et la vente des ‘biens nationaux’.


A cette époque, pour une poignée d’assignats, on devenait patriote en achetant qui un château, qui un hôtel, qui tout autre bien mis à l’encan. Etre patriote, c’était faire preuve d’une situation sociale ! D’où, devenir propriétaire était acquérir un statut social, devenir propriétaire était une fin en soi. Puis, à la fin de la tourmente révolutionnaire et napoléonienne, le statut est resté, parmi toutes les épaves de cette période unique dans l’histoire des peuples. 

Et, vers 1820/1830, tous ces nouveaux propriétaire ex-patriotes, et leurs émules ont trouvé de bon goût de se faire des cartes de visite avec, au lieu de médecin, d’ingénieur ou de notaire la mention de: Propriétaire !  Etre propriétaire est devenu, depuis lors une fin en soi, un but suprême à atteindre dans sa vie, une apothéose de l’existence. Même si, depuis la deuxième guerre mondiale on a cessé de voir de telles cartes de visite, le concept est resté, pour le malheur des malades imaginaires que nous sommes devenus …



(nb: les plus gros propriétaires de nos jours ne sont plus l’église et la noblesse mais l’état et les fonds d’investissements style Blackrock, les deux mamelles de la tyrannie moderne)

(nb2: lisez ‘Progress and poverty’ de Henry Georges qui établit un lien direct entre la propriété foncière et la pauvreté des peuples. Georges Darien se fit le champion de son programme d’impôt unique au élections legislatives de 1906 et 1912 au 1er arrondissement de Paris)

(nb3: La propriété de la terre est interdite au Groenland !)

2026/06/01

Traité de l’ignorance volontaire


œufs de Myna sur ma fenêtre 

C’est un plaisir de reposer ses yeux sur la nature. Parce que la nature est intelligente, curieuse, somptueuse, sauvage, prodigue, et … organisée. Il y a plus d’intelligence dans la cervelle d’un moineau que dans l’IA la plus performante. 
Il y a du bonheur à aimer la nature car elle est belle et bonne. Parce que ses lois sont belles et bonnes et que de ce fait, on peut avoir confiance en elle. On plante une graine en automne, elle germe au printemps. Le bébé tortue sort de son trou dans le sable et se dirige vers la mer.

Ces lois qui ont fait de l’univers ce qu’il est et de nous ce que nous sommes, autant que les plantes et les animaux, nous les connaissons, mais nous nous percevons comme au-dessus d’elles, nous les considérons comme des outils, des moyens et non comme une fin en soi. 

De ce fait, l’homme a toujours cherché à se créer ses propres instruments de bonheur, ses propres lois, ses chères illusions, et, comme le bon, le bien, la liberté flottent dans l’air qu’il respire, l’homme n’a de cesse de se fabriquer des contraintes, des doutes, des insanités, des crimes. 
Et quand on lui demande, que fais-tu là ? La réponse est « Je ne sais pas. », et il ajoute « C’est ainsi que j’ai vu que ça se fait, je n’ai pas à savoir. ».

« Je ne sais pas », quatre mots, quatre petits mots infiniment plus terribles que ceux de Caïn disant ‘ Suis-je responsable de mon frère ? », car ces quatre mots signifient « Suis-je responsable de moi-même ? », insolence suprême !! 

« Nul n’est censé ignorer la loi ». Si ce principe juridique est applicable concernant des milliers d’articles de loi austères et pour la plupart inaccessible à la majorité, combien ce même principe devient éclatant quand on l’applique à la loi belle et bonne, dont je parlais, qui, elle, se trouve au cœur de chacun !

Parmi tous les ‘Je-ne-sais-pas’, il en est un illustre:


Eugène Sue, Les mystères du peuple, livre 15

Louis continue ainsi, ‘Je ne me souviens pas, cela ne me regarde pas’. Suprême ironie ! Ce roi qui comme tous ses pairs encourageait l’ignorance du peuple comme sauvegarde des privilèges se défend de ses crimes en invoquant sa propre ignorance !!


Le délit d’ignorance volontaire est à la fois le vice le moins reconnu et le plus perfide de tous. L’ignorance volontaire, c’est le culte de l’irresponsabilité. Lâcheté, mensonge, hypocrisie, traîtrise en sont les apôtres. 

En voila un tout chaud:



Dites-vous aussi ´je ne sais pas ´ ?


2026/02/15

Richesse oblige


Ce mot est d’Eugène Sue dans son admirable roman: Martin, l’enfant trouvé (1846).


 


Pour qui les bananes ?


L’inégalité sociale est la plaie de l’humanité.

La famille, aidée de la société, l’homme et la femme n’existent que pour prévenir, pour guérir les différences natives qui engendrent tant de difficultés entre les hommes, pour niveler par le haut l’inégalité de naissance entre les hommes, inégalité physique, intellectuelle et culturelle (morale et sociale).

Sans cette force. l’humanité s’auto-détruit.






Il  n’y a que 5 pays dans le monde où moins d’un enfant sur 10 naît hors mariage ! Tous en Asie sauf la Grèce. Le 6ème est à + de 2/10 !

Il faut que non seulement les riches aident les pauvres mais que les instruits aident les ignorants, que les forts aident les faibles comme le montre si bien Martin !!!

Et, quel roman !

(in english : Martin, the foundling)

Et puis, d’Eugène Sue toujours, Les mystères du peuple est une œuvre grandiose qui commence en 1848, la révolution contre l’abus de pouvoir !! On croyait alors que lorsque toutes les nations seraient devenues des républiques, il n’y aurait plus de guerre !