2013/04/24

Pourquoi Moche n'était-il pas entré en Israel ? (et extraits de WALTER SCOTT)




Il y a à ce sujet de quoi tapisser le sol de Jérusalem au lac du Loch Ness. C'est la plus grande glose de la gnose, commentaires des commentaires des ... En un mot: la recherche talmudique et ses dérivés. Ceux qui se prennent pour des juifs ont dépassé les romains et leurs apôtres en fait de législature. La loi est la base du droit et les deux fondements de la loi sont la coutume et la doctrine - religion, bref, le cerveau titanesque de l'homme avec un grand 'H'.

Or ça, comme la Torah n'est pas au ciel, et que la Torah sans l'homme n'est que lettre morte, que la coutume ne peut suffire sans une ou plusieurs doctrines de référence, qui est maître de la doctrine règne sur la loi. C'est donc le triomphe de la glose, toute érudite qu'elle puisse se déguiser. Mais, les bons humanistes de remédier à la tyrannie du cogito en affirmant:

" Les élèves de Bartole puis de Balde ne sont plus des créateurs, ils se contentent de répéter l’enseignement de leur maître et même pire encore de le gloser ; glose qui ne s’applique donc plus au texte du ‘Corpus juris civilis’ mais à ses commentaires médiévaux ! C’est pourquoi, rejetant le poids des doctrines romanistes précédentes, les humanistes posent, selon Jean Gaudemet, « la règle que « la vérité en droit vient des témoignages, non de l’autorité des docteurs » (Jean Gaudemet, Les naissances du droit, Paris, 2006, p. 348) .

Donc, le juge suprême s'appelle le subjectif, l'opinion, l'évènement, l'interprétation dans sa plus banale expression, dans son assertion la plus basique, le fait, l'observation du fait. Certes, messieurs Holmes, Lecoq ou Poirot ne s'en offusqueront pas et ils n'auront pas tort. Le crime de l'omnibus est une merveille, seulement, les plus grands crimes se basent sur l'opinion, les plus grands crimes soulèvent les opinions, les modèlent, les font se combattre, se détruire. Les plus grands crimes sont créés de toutes pièces, sont organisés à l'avance, calculés mathématiquement à l'abri de cervelles détraquées en buvant des cocktails sur des yachts de luxe entre Malte et la Sardaigne et des pantins le doigts à la braguette prêts à appuyer sur des boutons rouges au Kremlin, à Pékin, à Berlin ...

Les plus grands crimes créent des opinions, des faits pour précipiter l'homme à sa perte afin de pouvoir manger le pain de ses enfants, de pouvoir tondre la laine sur son dos ou de le dépecer vivant comme les animaux de laboratoires. Le monde de Georges Orwell n'est pas une invention, une science-fiction, la tyrannie de 'L'oeil qui voit tout' existe, nous vivons dedans, depuis toujours mais bien plus et cela globalement depuis une centaine d'années.

Il serait temps d'en venir à une loi de faits, et non de droits, d'intentions et non de répressions qui, en réconciliant Agatha Christie avec le Pentateuque affirmeraient ensemble que l'intention fait le larron et que les faits ne font que corroborer l'intention, que décorer la volonté, qu'exprimer le verbe sous-jacent, que révéler la nature de l'acte. On a donc raison de prendre les actes pour ce qu'ils doivent être, des références, mais encore faut-il les faire parler, leur donner le sens qu'ils ont et pas un autre, glosé, inventé.

La règle générale qui sous tends tant la tradition de quelque nature qu'elle soit est la moralité, cette mesure mal taillée qui prétend peser le bien et le mal dans la cour aux miracles du brouhaha quotidien. Une action est-elle morale ? La moralité serait une excellente chose si les hommes n'étaient pas des hommes comme la majorité 'des juifs' se prend pour les juifs. Donc, la moralité 'en soi' est de demander: "Est-ce bon pour l'homme ?", et de le vérifier promptement par la lecture des faits qui révèlent les intentions.



La grande erreur de l'homme, c'est de vouloir se diriger selon des principes. Ce n'est pas l'homme qui doit se comporter selon des principes, si grands soient-ils, mais ce sont les principes qui doivent naître du comportement des hommes. Un principe devrait être le résultat de la valeur humaine alors qu'en général, on s'attend à ce que la valeur de l'homme résulte de ses principes. C'est tout bonnement mettre la charrue avant les bœufs ! C'est le thème du roman de Walter Scott : "La jolie fille de Perth".  "L'habit ne fait pas le moine" disait Rabelais ...

Et voilà, je suis resté dans le thème mais j'ai perdu le fil, m'enfin ! On papote, ça tchatche, les petites filles babillent comme les fauvettes, ces insatiables bavardes, les collines de Shomron n'ont jamais été si vertes, il vient de pleuvoir une semaine fin avril, du jamais vu. Donc, il sert peu à l'humanité de se créer des principes et de gloser dessus de génération en génération, de légiférer sur l'immense et sur l'infime de notre condition puisque l'homme qui a des principes ne les suit pas, puisque l'homme qui a des yeux ne voit plus les faits mais des  causes ou des conséquences des principes dont il se sert pour les autres mais pas pour lui.

L'examen des faits comme les faits eux-mêmes ne sont que des leurres, des fausses pistes dans la multitude de considérations que peuvent apporter les regards au vu de l'époque et de l'endroit où ils sont émis. Le droit romain s'est appliqué en France jusqu'à la révolution faute de textes suffisant en langue française, de codes. Pour laisser la lettre une fois pour toute à ce qu'elle est, à ce qu'elle aurait toujours dut être, il faut considérer le fait non en relation avec l’événement et la liturgie qui l'entoure mais dans sa signification première, sa 'substantifique moelle', sa propre réalité. L'explication d'un fait est irradiante et non pyramidale.



Il est temps de prendre un exemple, tant pour la forme que pour le fond en revenant au titre. Moshe n’a pas mis le pied en Israel. Les rumeurs disent, il n’était pas le premier à mettre le pied dans la Mer Rouge, vrai. Il a frappé le roc pour avoir de l’eau alors qu’il aurait pu le toucher seulement, vrai aussi. Il a tué un Egyptien, oui. Il a cassé les premières Tables, certes. D’autres disent, il a été prince en Egypte, certains il aurait supplanté Dieu en entrant en Israel, et ceux-là ne sont pas loin. Non, rien ni le reste, ceux qui veulent ouvrir Rachi, bevakacha !- n’est la vraie raison, qui est :

en entrant en Israel, Moche aurait remplacé le Peuple, le Peuple Juif.

Dieu ne l’a pas permis. Qu’aurait pu dire Moche ? Ce n’est pas lui qui a orchestré la sortie d’Egypte, ce n’est pas lui le ‘Sauveur’ de son Peuple, car il y a un ‘Sauveur’, un ‘Quelqu’un’ qui a sorti le peuple juif d’esclavage (il y avait des esclaves, et jusqu’il y a peu encore, et des peuples esclaves, ça, y’en a toujours !!!), et un Dieu pour s’occuper de ça, et un homme pour l’entendre comme Abraham avant lui. Mais Dieu veut un peuple entier et libre, dehors comme dedans. Et un Peuple Libre est un peuple sans roi, comme le peuple juif l’a appris à ses dépens. Or, si Moche était entré à la tête du peuple, il aurait été ‘élu’ roi, au détriment de la liberté de chacun. Pour éviter que Moche ne continue son cumul des mandats législatifs et exécutifs, il fallait que ce soit le peuple qui le remplace dans sa relation avec Dieu (la morale suprême, si on veut) tout en continuant à améliorer les tribunaux mis en place sur le conseil de Jethro, mais ‘le peuple’ n’a eu ce courage que pour se diviser et se disperser, le peuple voulait un roi, le peuple voulait être harnaché, sanglé et mené par des rênes, ben quoi, comme tout le monde, éh !!

Oui, mais quel peuple avait des prophètes pour avoir l’opinion de Dieu directement ? Ils avaient des prophètes et ils voulaient un roi … Bref, Moché dans tous les cas est resté à la frontière, et le peuple juif est entré pour disparaître plus vite qu’il n’était entré. Toujours est-il que, la chose la plus importante de l’histoire est que le Dieu d’Abraham se défini comme Le Dieu qui a sorti le peuple juif d’esclavage, et comme Celui qui a tout fait pour éviter que l’esclavage ne revienne de l’intérieur ainsi qu’il avait été subi par volonté extérieure. La question reste ouverte sans aller dire qu’elle est brûlante, faut-il un Dieu pour sortir l’humanité de l’esclavage ? Si oui, alors qu’il n’a pas réussi avec le peuple juif, qui aujourd’hui n’est ni porc-ni cochon, ni peuple-ni juif, il faut comprendre que le principal ingrédient de la glace à la vanille est la vanille. 

Pour faire un Peuple Juif, il faut des Juifs, pour faire une Humanité Libre, il faut des Hommes Libres. Le principal composant de la liberté humaine, ben ! c’est l’homme, et la femme, et l’éducation, les hommes, quoi, nous-autres ! Pour être libre ensemble, faut le vouloir, faut être plus riche d’humilité que pauvre d’orgueil ... Moralité, pour être libre ensemble, et heureux, encore faut-il vouloir être ensemble, non ? Mais bon, c’est loin la prochaine station ? N’importe laquelle, pourvu qu’elle ait de belles couleurs, et des cadeaux !! Et un logo ‘eco’, eco-quoi ? bof, eKo-nembourg !



Walter SCOTT

P 456

« Monte ou descende la marée humaine », pensa Morton,
« il y aura toujours assez de remplaçants pour boucher les vides.

Travail ou plaisir, l'homme succède à l'homme dans la vie
ainsi que font les feuilles d'un même arbre:
le contraste des individus s'efface dans l'ensemble».

p461

« 0h ruisseau grondeur !», dit Morton dans un élan de lyrisme, « pourquoi
t'irriter contre les obstacles qui ralentissent un moment ton cours ? ».

Il y a une mer pour t'engloutir dans sa masse comme il y a une éternité
qui recevra l'homme à la fin de son orageux voyage, dans la vallée des temps.
Qu'est-ce que ta colère puérile comparée aux profondeurs et à l'immensité de l'Océan ?

Ce qu'est notre vie de soucis, d'espérances, de craintes, de joies et de douleurs auprès des objets qui doivent nous occuper durant la succession infinie des âges !


CHAPITRE XVI

LE VAGABOND
pp 121-123

— De quel pays ètes-vous, alors ? lui demanda Quentin.
— D'aucun pays, répondit le guide.
— Comment ! D'aucun pays ? répéta l'Ecossais.
— Non, répondit le Bohémien, d'aucun. Je suis un Zingaro, un Bohémien, un Égyptien ou tel autre nom qu'il plaît aux Européens de donner à noire peuple ; mais je n'ai pas de pays.
— Etes-vous chrétien ? demanda l'Ecossais.
Le Bohémien fit signe que non.
— Ah Chien ! s'écria Quentin (car l'esprit de tolérance n'était pas celui du catholicisme à cette époque), est-ce que lu adores Mahoun?
— Non ! répondit laconiquement le guide, avec la plus parfaite indifférence, il ne paraissait ni surpris ni blessé de la violence de langage de son compagnon.
— Etes-vous païen, alors, ou bien qu'êtes-vous ?
— Je n'ai pas de religion, répondit le Bohémien.
Durwàrd recula de surprise. Il avait bien entendu parler de Sarrasins et d'idolâtres, mais jamais il ne lui serait venu à la pensée qu'il pût exister une réunion d'hommes ne pratiquant aucun culte. Revenu de sa surprise, il demanda au guide où il vivait d'ordinaire.
— Là où je me trouve pour le moment, répondit le Bohémien, je n'ai pas de foyer.
— Mais comment faites-vous pour mettre en sûreté ce que vous possédez ?
— Excepté les vêtements que je porte et le cheval que je monte, je ne possède rien.
— Et pourtant vos vêtements sont riches, et vous êtes bien monté, dit Durward. Quels sont donc vos moyens d'existence ?
— Je mange quand j'ai faim, et je bois quand j'ai soif; je n'ai pas d'autres moyens d'existence que ceux que m'offre le hasard, répliqua le vagabond.
— Sous quelles lois vivez-vous ?
— Je n'obéis à personne, sinon quand j'y trouve mon compte, soit en vue de mon plaisir, soit en vue de mes besoins.
— Quel est votre chef ? qui vous commande ?
— Le père de notre tribu, s'il me plaît de lui obéir, dit le guide. Autrement je n'ai pas de chef.
— Alors, reprit Quentin de plus en plus surpris, vous êtes dépourvu de tout ce qui réunit les hommes en sociétés. Vous n'avez ni loi, ni chef, ni moyens fixes d'existence, ni maison, ni foyer, ni religion ?
— J'ai la liberté, dit le Bohémien; je ne rampe devant personne..., je n'obéis à personne..., je ne respecte personne. Je vais où je veux, je vis comme je peux, je meurs quand mon jour est venu.
— Mais le bon plaisir d'un juge peut vous faire mourir à la minute même ?
— Soit, répondit le Bohémien, ce n'est que mourir un peu plus tôt.
— Et quand on vous met en prison, dit l'Écossais, où est cette liberté si vantée ?

Dans ma pensée, que rien ne peut enchaîner, riposta le Bohémien. La vôtre, même quand votre corps est libre de tous liens, demeure enchaînée par vos lois et par vos superstitions, par vos rêves creux d'attachement à un lieu, par vos visions fantastiques de civilisation. Mes pareils sont libres en esprit, quand leur corps est dans les fers. Vous, votre esprit est enchaîné, même quand votre corps est en liberté.

— Mais la liberté de votre pensée, dit l'Écossais, n'empêche pas vos fers de vous meurtrir la chair.
— La souffrance, on peut l'endurer un certain temps, répliqua le vagabond; si dans la durée de cette période je ne réussis pas à me délivrer moi-même, si mes camarades ne viennent pas à mon secours, je puis toujours mourir, et la mort, c'est la liberté.
Il y eut alors un assez long silence, que Quentin finit par rompre en reprenant la suite de ses questions.
— Votre race est une race errante, inconnue des nations de l'Europe. D'où tire t-elle son origine ?
— Je ne puis vous le dire, répondit le Bohémien.
— Quand délivrera t-elle ce royaume de sa présence en retournant au pays d'où elle est venue ?
— Au jour où son pèlerinage.sera accompli, répondit le guide.
— N'ètes-vous pas issus des tribus d'Israël qui furent emmenées en captivité an delà du grand fleuve de l'Euphrate ? demanda Quentin, qui n'avait pas oublié l'enseignement des moines d'Aberbrolbick.
— Si nous venions d'elles, répondit le Bohémien, nous aurions suivi leur foi et pratiqué leurs rites.
— Toi, quel est ton nom ?
— Mon vrai nom n'est connu que de mes frères; les autres hommes m'appellent Hayreddin Maugrabin, c'est-à-dire Hayreddin le More d'Afrique.
— Tu parles trop bien pour avoir vécu dans ta misérable horde, dit l'Écossais.
— Quand j'étais tout petit, répondit Hayreddin, notre tribu fut pourchassée par des chasseurs de chair humaine. Ma mère eut la tête traversée d'une flèche et mourut. Je fus pris par ceux qui la poursuivaient. Un prêtre me tira par ses prières des mains des archers du prévôt, et m'éleva pendant quelques années comme un Français.
— Comment l'avez-vous quitté ?
— Je lui volai de l'argent, et même le Dieu qu'il adorait, répondit Hayreddin le plus tranquillement du monde; il découvrit le vol et me battit. Je le tuai d'un coup de couteau, et je m'enfuis dans les bois, où je retrouvai ma tribu.
— Misérable ! s'écria Durward, vous avez réellement assassiné votre bienfaiteur ?
De quel droit m'imposait-il le fardeau de ses bienfaits ? Le petit Zingaro n'était pas un chien domestique pour le suivre le nez sur ses talons, et pour ramper sous ses coups, en échange d'un peu de nourriture. C'était un louveteau emprisonné, qui saisit la première occasion de briser
sa chaîne, de déchirer son maître et de s'en retourner dans les bois.



LA PRISON D'EDIMBOURG

« Cet homme, » disaient-ils, « cet homme brave, résolu, généreux, a subi la peine capitale, sans merci, pour avoir volé de l'or, ce que, jusqu'à un certain point, il pouvait
considérer comme de légitimes représailles ; tandis que le satellite perdu de vices qui a pris avantage d'un insignifiant désordre, inséparable des circonstances de ce genre, pour verser le sang de vingt de ses concitoyens, est jugé digne de grâce, et c'est pour lui que s'exerce la prérogative royale. Cela peut-il se supporter ? Est-ce que nos pères
auraient supporté cela ? Ne sommes-nous pas, comme eux, Ecossais et bourgeois d'Edimbourg ? »

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« N'est-ce.pas abominable, Mistress Howden, » disait Pierre Plumdamas, le vieil épicier, à sa voisine la revendeuse à la toilette, en lui offrant le bras pour l'aider clans cette ascension difficile ; « n'est-ce pas abominable de voir, les grands personnages de Londres se mettre à la traverse des lois et de l'Évangile, et laisser un réprouvé comme Porteous se déchaîner impunément contre une ville paisible ?

— Et penser à la fatigue qu'ils nous ont donnée ! » répondit Mistress Howden, avec une espèce de grognement ; « et une fenêtre si commode que j'avais là, à un jet de pierre, tout juste, de l'échafaud ! J'aurais entendu tout ce que le ministre aurait dit. Payer sa place douze pence, et tout cela pour rien !

— Dans mon opinion, » reprit M. Plumdamas, « ce sursis-là n'aurait pas été bon du temps des vieilles lois d'Ecosse, quand le royaume était un royaume.

— Je ne m'y connais pas beaucoup en fait de lois, » répondit Mistress Howden; « mais je sais que si nous avions un roi, un chancelier, et un parlement à nous, nous pourrions leur jeter des pierres quand ils ne font pas ce qu'il faut. Mais personne n'a des ongles pour atteindre aussi loin que Londres.

— Merci de Londres et de tout ce qui en vient, » dit Miss Grizel Damahoy, une ancienne couturière ; « ils nous ont ôté notre parlement et ont détruit notre commerce. C'est à peine si nos gens à la mode veulent reconnaître à une aiguille d'Ecosse le droit de coudre des manchettes à une chemise, ou une dentelle à une cravate.

— Oh ça! vous pouvez bien le dire, Miss Damahoy; et j'en sais qui ont fait venir de Londres des raisins, à pleines corbeilles ; » répliqua Plumdamas ; « et puis, toute une armée de fainéants anglais, jaugeurs, mesureurs, commis- des impôts et rats de cave, tombés chez nous pour nous vexer et nous tourmenter, à tel point qu'un honnête homme ne peut seulement pas porter un pauvre quartaut d'eau-de-vie de Leith au marché de la Pelouse sans risque d'être volé de la marchandise qu'il a achetée et payée. Je ne dis pas qu'André Wilson ait bien fait de mettre la main sur ce qui n'était pas à lui; mais, s'il n'en a pas pris plus que ce qui lui revenait, il y a une fameuse différence .entre ce qu'il a fait et l'acte que celui-ci a sur là conscience ».."


« …en vertu d'un statut de nos souverains maître et maîtresse, pour prévenir le crime affreux de
mettre des enfants au monde sans en rien dire à personne. C'est un
crime pour lequel la loi a une prédilection spéciale, vu que c'est elle qui l'a inventé. ,
— Si la loi fait des crimes, » dit Mistress Saddletree, c'est elle alors qu'il faut pendre; et si, au lieu de la loi, on pendait un homme cle loi, le pays n'y verrait pas de mal. »

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LA PRISON D'EDIMBOURG. 335
 «  Mais je savais, » dit Jeanie, lorsqu'elle raconta son pèlerinage, ce que pleurer ne me ferait pas grand bien, et qu'il serait plus à propos de remercier le Seigneur, qui m'avait montré bienveillance et appui par la main d'un homme que beaucoup appelaient un grippe-sou et un ladre, et qui, pour moi, prodiguait ses dons comme la source au ruisseau. Je pensais à ce que l'Écriture dit du péché d'Israël à Meribah- quand le peuple murmura, bien que Moïse eût fait jaillir, l'eau du rocher pour que la multitude pût boire et pût vivre. Je. n'osais donc plus jeter un autre coup d'oeil vers le pauvre "Woodend, car rien que la fumée bleue qui sortait de sa cheminée éveillait trop vivement en ma pensée les changements survenus pour nous. »

L'hôtesse, ainsi que nous l'avons dit, était une compatriote; l'empressement avec lequel les Écossais s'abordent, se mettent en rapport, et s'assistent les uns les autres dans la mesure de leur pouvoir, a été souvent relevé contre nous comme un préjugé et un sentiment étroit; il prend sa source, an contraire, dans un patriotisme honorable et parfaitement justifié, qu'appuie la conviction que les habitudes et lés principes delà nation sont une sorte de garantie du caractère de l'individu : si cette présomption n'était méritée, elle aurait été, depuis longtemps, réfutée par l'expérience.

Peut-être faut-il être véritablement Écossais pour comprendre avec quelle ardeur tous, sans distinction de rang ou de position, ont le sentiment du lien mutuel qui attache les uns aux autres ceux que le même pays a vus naître. Il y a, je le crois, pliis de sympathie entre les habitants d'un pays rude et sauvage, qu'entre ceux d'un pays fertile et bien cultivé; leurs ancêtres ont plus rarement changé de résidence ; le souvenir commun des objets dignes de remarque est mieux tracé dans leur esprit; les grands et les petits sont plus intéressés à leur bien-être mutuel; les sentiments de parenté et d'alliance s'y font sentir plus loin; tous les liens, en un mot, des affections de la patrie, toujours honorables même lorsqu'ils sont serrés d'une façon un peu trop étroite, ont plus d'influence sur les pensées des hommes et sur leurs actes.

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508; LA PRISON D'EDIMBOURG
Et cependant, ce judicieux chrétien, le vénérable Jean Livingstoune, marin de Borrowstouness, dont le fameux Pierre Walker rapporte les paroles, a fort bien dit que l'Ecosse était pour lui, lorsqu'il y habitait, une géhenne de perversité, et que, s'il allait à l'étranger, il en refaisait un paradis ; car il trouvait partout ce qu'il y a de mauvais en Ecosse, et ce qu'il y a de bon en Ecosse, il ne le trouvait nulle part.

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« Et avec cet homme, cet homme effrayant? » dit Jeannie. « Nous quitter pour fuir avec lui? Oh, Effie, Effie, qui aurait pensé cela, après une délivrance comme celle dont vous aviez eu le bienfait !
— Elle s'est éloignée de nous, mon enfant, parce qu'elle n'était pas des nôtres, » répliqua David, « C'est une branche flétrie qui ne portera jamais les fruits de grâce; un bouc qui s'est échappé dans le désert du monde, pour y emporter avec elle, je le crois, les péchés de notre petite congrégation. La paix du monde soit avec elle! Et qu'une paix meilleure, la visite lorsqu'elle aura la grâce de se tourner de ce côté-là. L'heure du Seigneur viendra pour elle si elle est au nombre de ses élus. »

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662 LA PRISON D'EDIMBOURG.
De grosses gouttes tombaient de temps en temps, et invitèrent les voyageurs à se couvrir de leurs manteaux; mais la pluie cessa, et une chaleur accablante, bien rare en Ecosse à la fin de mai, les leur fit ôter. «  Il y a quelque chose.de solennel dans ce retard de l'orage, » dit sir Georges; « on dirait qu'il suspend ses éclats pour être l'accompagnement, ici-bas, de quelque événement grave.
— Hélas! » dit Butler, « que sommes-nous, pour que les lois de la nature daignent correspondre dans; leur marche à nos actes ou à nos souffrances éphémères ? Les nuages éclateront quand ils seront trop chargés de fluide électrique, que ce soit, à ce moment, une chèvre qui tombe des rochers d'Arran, ou un héros qui expire sur le champ clé bataille qu'il a conquis . »

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— « L'esprit se plaît » dit sir Georges Staunton, « à juger les choses autrement et à considérer les destins clé de l'humanité comme le centre des mouvements de cette machine puissante. Nous n'aimons pas à penser que nous nous mêlerons avec les siècles venus avant nous, comme ces sombres gouttes d'eau qui se mêlent à l'étendue des ondes, n'y faisant qu'un faible remous pour s'y perdre à tout jamais. »



ROB ROY

Il est impossible de dépeindre le mépris, l'aversion et le dégoût avec lesquels la femme de Mac-Gregor écoutait cette dégradante supplique en faveur de l'existence. Elle répondit enfin :

« La vie, dis-tu ? T'a t-elle ravagé comme moi ? En as-tu senti l'accablant fardeau comme toute âme élevée et généreuse ? A ce prix je te l'abandonne. Mais qu'en ferais-tu, misérable ? Tu irais ramper à travers le monde, insensible à ce qui en fait la honte et la misère, au torrent de crimes et de douleurs qui s'y renouvelle sans fin ; tu irais vivre pour ton plaisir, tandis que les nobles coeurs sont trahis, et que des Scélérats
sans nom et sans naissance foulent aux pieds d'anciennes et vaillantes familles ! Qu'importe au chien du boucher les tueries de l'abattoir s'il y trouve sa pâture ? Et que peut te faire â toi la chute des meilleurs et des plus illustres ti tu croupis dans le plaisir ? Eh bien, ce bonheur de vivre, tu n'en jouiras pas ! Tu mourras, lâche ! tu mourras avant que ce nuage art passé sur le soleil ! »

2013/04/22

Life is a Duo

Eh, mais oui bien sur !! Si trois c'est la durée, la longévité, si le nombre trois représente les 'élans' de l'humanité, les périodes de la cosmologie, les strates de vision (échelles humaine, microscopique et macroscopiques), si trois c'est le renouvellement qui permet cette durée, deux, c'est l'instant, le présent où l'on tire à hue et à dia, ou l'on hésite entre le fromage ou le dessert, la promenade du chien et un peu d'internet, c'est l'instabilité, la recherche, le grand écart entre nos valeurs, nos objectifs et la réalité, les écueils à éviter, le naufrage parfois, MAIS !

Mais parfois aussi, deux c'est la perfection, le point d'équilibre, l'éternité, le commencement, l'étincelle ...
Deux, c'est la lutte entre les deux hémisphères du cerveau qui, si elle n'arrive pas à un accord, à une harmonie, à une entente entraîne la monomanie, le persécution, la tyrannie, la folie, la mort comme l'expliquent scientifiquement Iain McGilchrist et Jim Sheedy (anglais) ou, plus simplement comme le disait l'ami Montaigne, mieux vaut une "tête bien faite qu'une tête bien pleine" !!!


Mon 'meilleur' duo musical:
 THE WAILERS 1973

(Reggae/Marley - Tosh, Concrete Jungle)


Judy Mowatt's Version of Concrete Jungle -

Meilleur duo cinéma:



Et en solo, puisque 2=1+1 ... M'enfin !!



















Lire la suite ... ICI












2013/04/07

‘Le Nombre Trois Plait à Dieu’



Jamais deux sans trois !

Deux est un chiffre instable, qui penche d’un côté ou d’un autre, c’est le chiffre de la linéarité, tiré par un bout ou par l’autre, c’est le passé et l’avenir sans le présent, c’est la surface, la dualité, le dilemme, l’opposition interne, le doute, l’apparence, l’isolement, le néant. 
Deux, c'est Abel et Cain, Ytzhak et Ichmael, Yaakov et Essav, c'est la confrontation, l'exclusion, la haine.

Deux, c’est le roi du peuple ou le peuple-roi, en oubliant ce qui les fait tous les deux : l’homme… et Dieu. Deux, c’est le couple, sans l’enfant, stérile, futile, sans fruits ni racines. Deux, c’est le complot, l’union de la lâcheté et de la trahison.


Deux des plus grands scientifiques ont exprimé à leur manière cette différence :

“Deux est une paire, trois est une foule” - MAX BORN
« Dieu a créé des solides mais le diable a fait des surfaces » - WOLFGANG  PAULI

Mais, il doit y en avoir un troisième !!


L’humanité se doit de dépasser le dualisme pour aimer, pour créer !

Trois est un chiffre stable, fondateur, c’est la profondeur, le volume, la plénitude, la confirmation, la création, la certitude, le sens, l’être, dans le bien comme dans le mal. Il a fallu trois patriarches pour créer le peuple Juif et trois rois pour le détruire.  Il y a trois fêtes voulues par Dieu pour le peuple Juif : Pessah, Shavouot et Souccot, les autres sont des inventions.  

Trois, c’est le troisième œil, la ‘voie du milieu’, la sagesse qui terrasse les extrêmes, qui repousse à la fois la brutalité et la soumission par l’union des cœurs et des esprits, qui détruit la dictature, ce serpent qui  se nourrit des extrêmes, qui est l’alliance des extrêmes : le cerveau et le poing, cerveau du mal, poing du malade, le masque et le sabre, masque de l’intérêt, sabre du profit.

Les puissants passés, présents et à venir l’ont bien compris, eux qui prennent pour symbole la pyramide, la trinité, seulement ils mettent à la place de Dieu leurs supercheries, œil d’Isis, ‘Saint Esprit’, que sais-je ! La vraie pyramide est inversée comme nous l’apprend la Genèse : deux cieux, en haut, et une terre, en bas ... comme "les papillons, en l'air et les fourmis, par terre" dans la chanson d’Ellie Medeiros !



Des cieux, et une terre ensuite, troisième agent, berceau du temps, de l’homme, de l’évolution, de l’inconnu, du choix, de la vie.
On pourrait croire qu’il n’y a que deux races d’hommes sur terre : ceux qui réussissent et ceux qui échouent, ceux qui dirigent et ceux qui sont dirigés, ceux qui ont et ceux qui n’ont pas, et cela sera tant qu’il manquera l’union, le partage qui transforment l’antagonisme en unité, la désolation en espoir, le malheur d’être seul en bonheur d’être ensemble.
"Toi, toi mon toit, toi, toi mon tout mon roi" ...

PAUL FEVAL




Je déclare à l'unanimité que
Paul Féval 
est le plus grand romancier de tous les temps,
après Dieu s'entend.

Parmi ses meilleurs ouvrages, s'il n'en était qu'un à connaître, je conseillerais Madame Gil Blas, chef d’oeuvre de l’humanité !!! Ou, ‘Bouche de fer’ ou Le capitaine Fantôme. Et que dire de la série des 'Habits noirs', de la 'Quittance de minuit', un chef d’oeuvre! de la 'Fée des grèves, 'La belle étoile' ... Extraordinaire.

Certes, on trouvera plus d'entrain à lire Ponson du Terrail, plus de roman avec Alexandre Dumas, plus de poésie avec Walter Scott, mais le sommet de l'art littéraire n'est pas ailleurs que sous la plume de ce génie méconnu, comme tous les autres d'ailleurs qu'on traite de 'romanciers' alors qu'ils sont la gloire de l'humanité .

A eux tous, ils sont plus que les historiens, les philosophes, les poètes, les psychologues et les sociologues, les économistes et les écrivains politiques. Les romanciers du 19° siècle ont laissé à l'homme un trésor qui dort sous l'ignorance des peuples.

Lisez, lisez tout, d'Eugène Sue à Fortuné du Boisgobey, de Dickens à Cooper, de Jules Mary à Emile Richebourg, de Capendu  à Assolant, de Conscience à Gréville, de Soulié à Daudet, et vous en apprendrez plus qu'en plusieurs vies, et vous deviendrez un autre, meilleur, je dirais même illuminé si ce mot n'avait pas un sens autre.

"Drole de fillette !"

Ah ! Et pour découvrir la Bretagne telle que vous ne l'auriez jamais pu imaginer, lire absolument "Châteaupauvre" !!!

Et aussi Le fils du diable, Le jeu de la mort …

Paul Féval, Le Berceau de Paris, 1860

" La féodalité naissait, ou plutôt les gens du Nord l'avaient apportée déjà grandette de leur pays. Chaque chef se modelait sur le grand chef ou roi. Le roi avait ses comtes, qui étaient en réalité ses pairs, et que l'on nommait plus spécialement des leudes.
Le leude avait ses comtes ou compagnons, et l'usage ressemblait ici à la loi musulmane qui règle le mariage: le leude avait autant de compagnons qu'il en pouvait nourrir. Les comtes du leude, les compagnons du compagnon, pouvaient bien avoir, selon les cas, quelque comiticule. Rien ne défendait à ce comiticule d'avoir un ou deux comitaillons, et ainsi de suite.

Et si vous croyez que ces choses sont changées, vous avez tort. Le roi de nos temps modernes, M. de Rotschild, a des ministres qui ont des sous-secrétaires de coffre, qui ont des secrétaires particuliers, qui ont des directeurs, qui ont des préfets, qui ont des pharisiens, qui ont des publicains, qui ont des sangsues.

De la sangsue modeste et sans préjugés au fils légitime du veau d'or, croyez-vous qu'il n'y ait pas beaucoup de chemin ? Par Jacob-Israël ! autant de chemin que du lampion posé sur un tas de boue au radieux et splendide soleil ! Si jamais institution fut grande, omnipotente, redoutable et mystérieuse, c'est celle du judaïsme moderne.
Un seul mot vous en fera juger. Si Voltaire vivait, et que Voltaire s'avisât de répéter contre la religion dominante de notre temps, le judaïsme, son fameux: 'détruisons l'infâme', le judaïsme, allongeant ses doigts crochus, prendrait Voltaire par la peau de son cou ratatiné, et l'entraînerait dans une sabbatière. Là il lui dirait:
- Mon petit homme, je pourrais t'écraser comme une puce, mais j'aime mieux t'acheter et te payer comptant.

Voilà Voltaire enchanté, voilà Voltaire converti ! Voilà Voltaire qui passera le reste de sa vie à composer des Moysiades, des Aaronides, des Jéricho perdue et des Francfort délivrée. Bon Dieu ! qu'est-ce que c'était que ces chefs entourés de glaives, auprès du Mammon gardé par une muraille d'or. Je vous dis, moi, que si le coffre-roi n'était pas une excellente pâte de juif, aujourd'hui, plutôt que demain, il mangerait notre république à la tartare.
L'univers, au bas mot, ne vit que par sa clémence; et s'il se fâchait quelque matin, ce serait la fin du monde avant le soir. En raison de quoi, je vous engage à vous féliciter des progrès obtenus par nos bavardages, et surtout de nos libertés conquises."

2013/03/30

ALEXANDRE DUMAS


« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?
- Mais très certainement. Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre 
et mon arrière-grand-père était un singe. 
Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »

Alexandre Dumas a été accusé d'avoir de nombreux collaborateurs dans le but de déprécier son talent. Ce put être fâcheux pour certains qui auraient pu sans l'anonymat auquel ils étaient astreints se faire un grand nom, comme Auguste Maquet, ce le fut moins pour d'autres qui sans cette manne auraient été garçons de restaurant mais ce ne l'a pas été pour Dumas lui-même, et avec raison car, si beaucoup de romanciers furent de grands écrivains, Dumas n'était pas romancier, il était "Le Roman", comme Socrate était "Le Philosophe" ou Molière "Le Comédien".


Extraits du 'Roman d'une femme'

p86

Une fois donc ce principe admis que les hommes et les femmes ne trompent que par curiosité, principe irréfutable, puisque c'est à cet unique péché que l'Écriture a osé faire succomber Eve, il est facile de le combattre, et par les mêmes moyens pour la femme et pour l'homme.

p100

« ... Emmanuel est devenu misanthrope.
Point du tout, cher ami. On ne déteste les hommes que dans le commencement qu'on les connaît. Quand on les connaît tout à fait, on les oublie. Ils sont plus fous que méchants. Aussi je ne les hais pas ! Dans mes querelles avec eux, ce n'est jamais un homme, mais une idée que j'attaque. Ce n'est jamais au coeur mais à la tête que je m'en prends. D'ailleurs notre nature est si changeante, nos pensées sont si mobiles qu'il faudrait être Dieu lui-même pour avoir le droit de se plaindre des autres. 
Puis, voyez-vous, ce qu'il y a de vraiment grand et beau dans le monde, ce n'est pas cette gloire factice après laquelle on court, les uns par des sentiers, les autres par des chemins, ce n'est pas ce renom qui fait que, quand on passe, les autres hommes se détournent et vous regardent peut-être avec admiration, mais peut-être avec envie, ce n'est pas d'avoir à sa boutonnière un ruban rouge que des jalousies vous tiraillent de tous côtés espérant vous enlever un morceau du coeur en l'arrachant. 
Ce qu'il y a de vraiment grand dans le monde, c'est tout ce que Dieu a fait lui-même, c'est ce paysage animé et sans bruit qui se déroule devant nos yeux, ce sont ces fleurs, ces champs, ces oiseaux, qui sont tous une note du concert magnifique dont on n'entend rien quand on vit au milieu du chaos de la ville. Oh ! je vous le répète, monsieur le comte, gardez votre repos, voyez au milieu de quelle nature vous vivez. Eh bien ! en sondant cet horizon bleu, devinez-vous quelque chose de plus beau ? 
Que vous importe qu'il y ait derrière d'autres hommes qui se croient plus intelligents que ces pauvres paysans qui creusent la terre toute leur vie, et qui ne demandent à la terre que ce qu'elle peut donner ? Que vous importe le cri de la foule ? Vous en arrive-t-il quelque chose ? Et lorsque quelque grande ambition s'est réalisée là-bas, lorsque quelque grande lutte politique s'y fait, y a-t-il le soir un changement dans la nature et dans l'horizon ? Le ciel en est-il moins beau, les étoiles moins brillantes, l'air moins pur ? 
Non, non, tout est vanité là-bas, tout est bonheur ici et cependant, ce bonheur que je conseille, car je ne puis en jouir, je n'ai personne pour le partager et comme les phtisiques, je ne me soutiens plus que par la fièvre. Ainsi, chaque jour, au lieu de me lever et d'aller voir le réveil de Dieu, je demande mes journaux que je dévore, j'attends des lettres, je doute, je crains, j'espère, que sais-je, moi ? Et je mourrai probablement sans avoir rien ajouté à l'oeuvre des autres. »

p103

"... mystères de la grande scène politique. Il y a trois grands principes qui sont le pivot du monde : Dieu, les rois (- tyrans) et les peuples. En 93, le peuple, le peuple français que nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre pour exemple, puisqu'il a toujours été le peuple d'initiative et d'action, le peuple français, dis-je, voulut nier deux de ces grands principes, et crut se suffire seul à lui-même. Il abolit la royauté et décapita le roi. Il abolit son Dieu et décapita les prêtres. Il y avait eu abus en haut, il y eut abus en bas. Maintenant qu'elle est passée, nous pouvons bien le dire un peu, cette révolution fut une grande chose et était une chose nécessaire. 
Dieu, principe infini et éternel, s'est reconstitué car la main des hommes ne pouvait l'atteindre, mais le trône s'est fortement ébranlé. A chaque mouvement que la royauté fait depuis 93, elle sent qu'elle est près de tomber. Le peuple menace éternellement, car le peuple n'est plus ignorant, et il commence à redemander compte à son roi et à ses ministres de sa misère et de son abandon. 
Ici commence la politique. Il s'agit pour les uns de faire prendre patience au peuple et de conseiller les rois, il s'agit pour les autres de faire passer la mer populaire sur le trône et d'établir à la place du principe monarchique le principe d'égalité que prêchent ceux qu'on appelle les socialistes. Qui a raison des deux, de celui qui veut que le peuple ait un maître qui le dirige, comme les enfants ont un père qui les conduit, ou de celui qui veut que le peuple soit son maître et se dirige lui-même ?

Les peuples sont comme les hommes. Il est bien rare de voir un homme arrivé à sa majorité user avec intelligence de l'héritage de sa famille et employer utilement la liberté que ses vingt et un ans lui donnent. Si tôt ou tard, ce qui est inévitable, le peuple recommence sa révolution, s'il se croit majeur enfin, il fera de grandes folies et sera forcé d'en revenir à un roi, c'est-à-dire à une unité, et plus ce roi sera absolu, plus le peuple sera heureux. Les révolutions, qu'on fait toujours au nom des idées, ne sont jamais que des questions d'estomac. Le peuple a faim, le peuple se bat. 
Faites que le peuple, l'ouvrier, ait toujours de quoi vivre, lui et sa famille, introduisez en même temps dans son esprit les connaissances qu'il doit avoir, et cette science du bien et du mal, que nous n'avons pas encore, quoi qu'en dise l'Évangile, et les traditions révolutionnaires se perdront. Le peuple ne demande pas un gouvernement plutôt qu'un autre, il demande la liberté de travailler, de penser et de vivre. Que le chef du gouvernement soit un Bourbon de la branche aînée ou un Bourbon de la branche cadette, peu lui importe, pourvu que ce chef soit loyal, et l'aime. 

Quant à la république, cette utopie que quelques fous exploitent encore en France, elle est impossible dans l'avenir comme elle l'a été dans le passé, Avant d'en arriver au bien-être qu'il cherche, nôtre pays essayera peut-être de ce gouvernement, comme un malade essaye les uns après les autres tous les remèdes connus; mais il le rejettera bien-vite, parce qu'il tombera entre les mains d'ambitieux ignorants qui l'écarteront de la grande route qu'il doit suivre. Il y a des gens qui ont des rentes et il y a des gens à leur porte qui meurent de faim. Qu'ont fait les uns pour être riches, qu'ont faits les autres pour être pauvres ? Toute la question est là. Tant que cette injustice sociale existera, nous serons sur un volcan, et malheureusement elle existera longtemps encore.

- Pourquoi ? demanda Marie. Il me semblerait bien simple que ceux qui ont donnassent à ceux qui n'ont pas. 

Cela vous semble bien simple à vous, mademoiselle, qui êtes bonne, que les riches partagent avec les pauvres mais il n'en est pas ainsi pour tout le monde. Puis il faut faire la part des passions. Dans le peuple il y a des hommes intelligents à qui leur intelligence ne donne que la haine et l'ambition. Ces hommes disent continuellement aux classes qui souffrent : Dieu est injuste et les hommes sont méchants. Tandis que les riches vivent dans le luxe, vous, vous vivez dans la misère; cela ne doit pas être et comme ils ne veulent pas vous donner ce qu'ils ont, il faut le leur prendre. Ces quatre lignes-là sont le cercle dans lequel se font toutes les révolutions. Malheureusement, si l'un veut prendre, l'autre tient à garder et qui souffre de tout cela ? C'est toujours le peuple qui ne s'est pas aperçu qu'il n'était que l'instrument de haines et d'ambitions et que, par ces moyens violents, il écarte de lui les sympathies et la confiance.

- Comment faire alors ?

Tout est là. Si on le savait, mademoiselle, on serait bien heureux. Comment faire pour maintenir au dehors l'honneur et la supériorité d'un pays, comment faire pour maintenir au dedans la confiance et la tranquillité ? Ceux qui ont fait le proverbe 'Être heureux comme un roi' ne savaient évidemment pas ce qu'ils disaient. La tâche est rude, et nous userons notre vie et nos veilles peut-être pour rien. 
Moi, j'aime le peuple comme j'aime l'océan, plus pour ses tempêtes que pour son calme, car il me semble que le marin est plus grand quand il lutte contre les vagues que lorsqu'il chante tranquillement dans la sérénité de la nuit. J'ai l'ambition d'arriver à calmer un jour toutes ces passions, à niveler toutes ces différences, à museler toutes ces haines. Ce serait une belle et grande chose sous le poids de laquelle je succomberai sans doute comme les autres mais que je tenterai avec toutes mes forces et toute ma volonté."

p 113

Voyez-vous, le bonheur n'est que là où on le met; quant au bonheur proprement dit, il n'existe pas.

p 129

Le coeur de la femme est un tel labyrinthe que souvent elles-mêmes en ignorent les détours; elles y suivent quelquefois une pensée qui y chemine, perdent tout à coup la trace de cette pensée et ne la retrouvent que longtemps après, forte du chemin parcouru. Or, il est bien heureux que la femme soit ainsi faite. De cette façon, elle sert aux fous et aux sages. Pour les premiers, elle est une passion, pour les autres, elle est une étude. Il est vrai que ceux qui la connaissent le mieux, souvent ce sont les fous mais comme cette connaissance acquise, ils deviennent sages, cela revient exactement au même.


p 212

L'homme de coeur veut toujours honorer la femme qu'il aime en lui donnant le spectacle de sa force et de son génie; il renouvelle son amour et le complique d'enthousiasme et d'admiration. Si quelque chose ou plutôt si un être au monde est vaniteux, c'est la femme. Elle a son ambition, qui l'élève quand elle est accomplie par son mari, qui l'égare quand elle est accomplie par elle-même; elle veut avoir, outre l'amour qui console son coeur, le nom qui flatte sa vanité; elle veut qu'à ce nom les autres se retournent, et rarement une femme consentira à tromper l'homme à qui elle devra ce nom.

p 217

"Emmanuel est toujours aussi bon pour moi et si quelque chose est changé, en lui, c'est qu'il m'aime davantage, voilà tout et cependant, j'ai une rivale que je me suis volontairement donnée et que je voudrais bien tuer maintenant, c'est la politique
Il y a dans le monde bien assez de malheurs et d'accidents inévitables sans qu'on aille encore inventer celui-là. Si l'on a un mari soldat, le jour où il revient de l'armée avec un bras ou une jambe de moins, c'est fort douloureux, j'en conviens mais au moins il ne peut plus y retourner et on l'a tout entier, sinon de corps, du moins de coeur. Mais ne me parle plus de ces luttes de paroles, dont le champ de bataille est une tribune. Les haines et les passions y sont sourdes comme les murmures inintelligibles qu'elles excitent. Le combattant est quelquefois lassée mais jamais assouvi et tous les jours il recommence avec la même force et la même volonté, car la même passion ronge son esprit. 
Dire qu'il y a sur la terre des coins du paradis oubliés par Dieu, l'Italie, l'Espagne, l'Orient, dire qu'il y a dans le coeur des plaisirs célestes donnés par les anges, l'amitié, la foi, l'amour et qu'au lieu d'aller visiter ces paradis qui éclairent la pensée, les hommes ont inventé des passions égoïstes, quand elles ne sont pas haineuses, des passions dont ils ont fait des gloires pour couvrir d'un beau nom une chose laide, comme on couvrirait un squelette d'une couronne d'or et d'un manteau de pourpre ! 
Les hommes sont bien fous ! Si jamais un d'eux fut chastement et saintement aimé, si jamais un amour s'associa à un autre amour, dévoué et éternel, c'est Emmanuel, c'est son amour. Je n'ai pas une pensée qui ne soit à lui, pas un rêve dont il ne soit, pas une ambition qu'il ne partage et au lieu de rester tout le jour avec moi, au lieu de nous enfuir, escortés du bonheur qui est en nous, dans les pays enchantés où l'on est si bien à deux, il va à la Chambre. 
La Chambre ! belle gloire ! belle compensation ! User dans une tribune la voix de sa bouche et de son coeur pour ajouter un titre à son nom, une vanité à son orgueil, quand il y a d'autres mots si doux à dire !!"


p 353

Quels résultats étranges et différents peut avoir un amour une fois que la femme s'est donnée ! Il y a quatre femmes dans ce livre. 
La première, madame d'Hermi, a fait de l'amour une distraction, qui n'a pas même altéré son teint, que le mondé a sue et qu'il a acceptée sans même en demander compte, quoiqu'elle eût un mari, un grand nom et une enfant. 
La seconde, Julia Lovely, a fait de l'amour une marchandise, un calcul, un commerce, et la société lui a donné en échange une célébrité, la fortune, l'influence même. Elle vit de son amour comme un ouvrier de son travail, seulement elle est plus heureuse que l'ouvrier. 
La troisième, Clémentine Dubois, ne ressent pour son mari qu'un amour amical, fraternel, sans exaltation, sans secousse, sans danger. Elle est sûre de son coeur, parce qu'il est sans passion. Des quatre, ce sera la plus heureuse, parce qu'elle aura cette paix de l'âme qui est la conscience, ce repos des sens qui est la vertu. 

La dernière, Marie, est de toutes ces femmes la seule qui ait ressenti un amour réel, amour qui la domine encore, amour qui l'a perdue par cela même qu'il était fort et qu'elle était jalouse de celui qui le lui inspirait. C'est par jalousie qu'elle a trompé son mari. Elle n'a commis qu'une faute et elle sera plus malheureuse que Julia, plus punie que la comtesse, parce qu'elle n'aura eu ni le calcul de l'une, ni le caractère insoucieux de l'autre. Elle ne se sera donnée qu'une fois à un autre homme que son mari, et cette faute unique brisera son existence, flétrira sa mémoire, détruira le bonheur de son père, l'avenir de l'homme qu'elle aimait et qu'après cette faute, elle aime encore plus que tout au monde. Elle sera punie parce qu'elle n'aura pas su mentir, parce que, jusque dans sa faute, son coeur sera resté innocent. Elle aura subi une inévitable fatalité et sa vie, qui n'aura qu'une tache, sera devenue un moyen de fortune pour une femme qui n'a pas dans tout son passé une bonne action à invoquer excepté celle qu'elle n'a fait que trop tard et qu'elle a bien effacée depuis.

D'où vient cela ? D'où vient qu'un être de vingt ans, sans expérience et sans force, puisse être, pour une erreur d'un jour, voué au mépris et au désespoir pendant toute sa vie par une société mille-fois plus corrompue que lui ? 

D'où vient que le mal soit lucratif pour les uns et l'erreur mortelle pour les autres ? Faut-il donc que l'hypocrisie soit le guide de la vie, et pourvu que l'on se cache, sera-t-on absous ? Le pardon ne pourra t-il être donné que par ceux qui ont reçu du ciel mission de pardonner, par les prêtres, et faudra-t-il éternellement qu'une société vicieuse se fasse juge des fautes commises, et prenne sur elle de les punir, comme pour s'excuser par la punition qu'elle inflige ? 
Ainsi, le pardon sera fermé à la pécheresse, à moins qu'elle n'aille le chercher dans le sein de Dieu, et celui ou ceux qui ont souffert de sa faute lui pardonnassent-ils, le monde, que cela ne regarde pas, ne pardonnera pas, lui, et montrera du doigt cette tache dont il fera une plaie. 
Oui, la société est mal faite, en ce qu'elle conseille le mal et ne le répare pas quand il est fait. C'est une entremetteuse qui vend ses filles, non pour en tirer de l'argent comme une entremetteuse ordinaire, mais pour donner une excuse à ce qu'elle a fait elle-même. 
La femme qui apprend qu'une femme a failli ne plaint jamais cette femme. Elle la repousse d'abord, elle s'en sert ensuite pour s'excuser si elle-commet la même faute. Vous trouverez des femmes réputées vertueuses qui le seront peut-être, qui continueront à recevoir une femme adultère, si cet adultère n'a amené aucun scandale public mais elles ne feront cela que pour faire un peu plus ressortir leur vertu, et pour avoir le droit de prendre la défense de quelqu'un. Sur mille, sur dix mille, vous n'en trouverez pas une qui dise avec franchise :

'- Je reçois cette femme parce que son mari lui a pardonné, parce qu'à sa place j'aurais peut-être fait ce qu'elle a fait, parce qu'il faut être sans péché pour jeter la pierre au pécheur et que je ne sais pas ce que l'avenir me garde.'

Comment ! vous pardonnez à un enfant qui tue son père, et vous dites: il ne savait pas ce qu'il faisait ! et vous ne pardonnez pas au coeur, cet éternel enfant, qui ne sait jamais ce qu'il fait ! 
Et l'on fait des révolutions pour substituer tel roi à tel autre, ce gouvernement-ci à ce gouvernement-là, et tandis que ce qu'on appelle la politique progresse, cette grande question de la société ne fait pas un pas, et patauge, toujours dans la fange, y traînant avec elle l'honneur des maris, le bonheur des femmes, le repos des familles, l'avenir des enfants

La nature, qui ne veut qu'une chose, la reproduction des êtres, s'arrange de toutes ces passions humaines qui l'aident à atteindre son but mais, le monde ne vit pas selon la nature, il vit selon ses caprices ses intérêts et ses préjugés, il maudit l'enfant pour la faute de la mère, il déshonore le mari avec la faute de la femme, il rejette sur une famille entière l'erreur d'un seul de ses membres et il lui en demande compte, et il ne lui rouvre pas ses portes sans lui faire comprendre qu'il pourrait les lui fermer.

Faut-il qu'il en soit toujours ainsi ? La société se contentera t-elle de dire: Voici le bien d'un côté, voici le mal de l'autre, choisissez si vous faites le bien, nous ne vous en saurons pas beaucoup degré; mais si vous faites le mal, nous vous conspuerons, à moins que vous ne vous cachiez, et ne respectiez les convenances, arrangez-vous une réputation, nous ne regarderons pas ce qu'il y a dessous ? 
Oh ! si les femmes savaient quel respect immense elles inspirent à certains hommes quand elles sont vertueuses, toutes les femmes auraient la vanité de l'être pour être estimées de cette minorité. Encore quelques mots pour une digression qui se présente naturellement ici, et qui prouve la dangereuse organisation de la société, qui fait le mal même en croyant le bien.

Il y a deux ou trois institutions pour l'éducation des filles telles que la maison de Saint-Denis, les Loges de Saint-Germain où le gouvernement fait élever à ses frais les filles des militaires morts à son service ou retraités. Ces jeunes filles reçoivent une éducation excellente, et sont élevées avec les enfants des meilleures familles de France. Une fois leur éducation terminée, la société croit avoir fait pour elles tout ce qu'elle devait faire. L'éducation n'est-elle pas la source de toute fortune ? Paradoxe accepté, et à côté duquel des savants sont morts de faim ! 
Qu'arrive-t-il quand ces jeunes filles, qui n'ont aucune fortune, sortent de ces maisons où elles sont restées jusqu'à dix-sept ou dix-huit ans ? Il arrive pour beaucoup qu'elles ont trop d'instruction, trop d'éducation, qu'elles ont trop côtoyé l'opulence et le bonheur des autres pour épouser un ouvrier honnête, mais dont l'éducation ne sera pas en rapport avec la leur, dont le travail ne pourra pas subvenir aux exigences de l'éducation reçue. 
D'un autre côté, elles n'ont pas assez de fortune pour épouser un homme dont le rang et la position soient en rapport avec cette malheureuse éducation qu'on leur a donnée croyant leur assurer l'avenir. 

Il en résulte que ces deux impossibilités, jointes aux passions, à la paresse, à l'orgueil, aux sens, à tout ce qui domine la femme, jettent peu à peu et nécessairement ces malheureuses filles dans cette classe de courtisanes qui augmente tous les jours, et dans laquelle on est tout étonné de rencontrer des intelligences et des instincts qui, aidés un peu plus longtemps par la société, eussent contribué à son bien, et qui meurent sans avoir rien produit que le mal. Il y aurait un livre bien curieux et bien intéressant à faire sur cette fatale nécessité du vice, qui devient le résultat d'une trop bonne éducation.



Alexandre Dumas est romancier mais aussi un conteur et un homme de théâtre, un chef d’orchestre qui connaît chaque partition, pour la plupart de visu en ce qui concerne les décors.

Ponson du Terrail a écrit Rocambole, Paul Féval a inventé Les Habits Noirs, Eugéne Sue a fait les Mystères de Paris, et Dumas a ‘étendu’ les Mohicans de Paris.

Les 4 Mousquetaires de la littérature,
auxquels il faut ajouter 
Le dernier des Mohicans de Cooper.